CUBA
Le candidat républicain Marco Rubio promet de fermer l’Ambassade de Cuba s’il est élu
L'aspirante démocrate à la présidence des Etats-Unis, Hillary Clinton, réaffirmera vendredi à Miami son rejet du blocus nord-américain de Cuba. Selon ses conseillers, l'ex secrétaire d'Etat qualifiera ouvertement d'échec les arguments de certains secteurs du parti de conserver la politique hostile envers l'île.
Cette annonce a provoqué une réaction immédiate de la part de l'un de ses possibles ennemis aux prochaines élections: le sénateur républicain Marco Rubio, un des porte-paroles les plus actifs de la politique anti-cubaine.
Dans ce que le journal The Hill qualifie ce jeudi de "putsch préventif contre Clinton”, Rubio a signalé que la condamnation de l'ex chef de la diplomatie états-unienne du blocus constitue une "grave erreur" et a réaffirmé ses positions opposées au nouveau cours de la politique d'Obama envers l'île des Caraïbes.
Cet élu d'origine cubaine qui fait partie d'un peloton de 17 aspirants à la Maison Blanche pour le parti rouge, compte à peine 7% de soutien des éventuels électeurs selon des enquêtes récentes et selon des experts, il pourrait profiter de ce sujet pour obtenir une meilleure visibilité dans les médias, en particulier en Floride.
Rubio et d'autres personnalités du parti rouge ont promis, s'ils triomphent aux présidentielles du 8novembre 2016, de fermer l'ambassade de Cuba et de rompre les relations diplomatiques avec l'île des Caraïbes.
Mais des spécialistes du sujet avertissent que cette affirmation est très éloignée de ce que révèlent les enquêtes d'opinion récentes selon les quelles environ 60% des Etats-uniens soutiennent le rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba.
La même proportion considère comme correcte la demande d'Obama au Capitole de lever le blocus économique, commercial et financier condamné pendant 2" ans de suite par l'Assemblée Générale de l'ONU.
Dans ce contexte, les partisans de la politique d'Obama envers Cuba restent offensifs et l'élu républicain du Minnesota, Tom Emmer, qui a présenté le 28 juillet à la Chambre des Représentants une initiative contre les sanction unilatérales l'a bien montré.
sous le nom de Loi sur le Commerce avec Cuba 2015, la proposition cherche à éiminer les restrictions actuelles concernant les entreprises états-uniennes pour faire du commerce avec la nation des Caraïbes ainsi que les interdictions concernant les voyages à cuba des citoyens nord-américains.
De plus, le 23 juillet dernier, le Comité des Assignations du Sénat a approuvé un amendement qui prévoit la levée de l'interdiction de se rendre à Cuba pour les Nord-américains.
Il est difficile de diagnostiquer avec précision à quel côté profite la corrélation des forces entre les partisans et les opposants de la politique d'Obama envers la plus grande des Antilles parce qu'il y a environ une dizaine d’initiatives dans un sens ou dans l'autre au Capitole, dont les membres commenceront dans les prochains jours leurs vacances d'été jusqu'en septembre.
Cependant, aussi bien le sénateur démocrate Patrick Leahy -qui est allé plusieurs fois à La Havane cette année - que sa coreligionnaire et leader de la minorité à la Chambre basse Nancy Pelosi assurent qu'il y a un consensus majoritaire au Congrès en faveur de la levée des sanctions unilatérales contre La Havane.
Source en espagnol: http://www.cubadebate.cu/?p=611019#.VbsybXg4YRE
MEXICO
Le Forum de Sao Paulo dénonce des menaces contre les gouvernements progressistes de la région
Mexique - La XXI° Rencontre du Forum de Sao Paulo qui se tient ici est sonne l'alerte contre une offensive pour restaurer le néo-libéralisme en Amérique Latine, a averti mercredi le député vénézuélien Rodrigo Cabezas.
Le chef des Relations Internationales du Parti Socialiste Uni du Venezuela a dit qu'il y a une offensive de l'empire et des oligarchies sur le continent contre les gouvernements progressistes de gauche.
Cabezas a parlé à Prensa Latina avant e début de la session d'inauguration du Groupe de Travail du Forum fondé il y a 25 ans à l'initiative du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et du Parti des Travailleurs du Brésil (PT).
Le législateur vénézuélien a noté que la gauche sur le continent doit favoriser à fond l'intégration "en tant que grand bouclier qui nous permet de donner un élan au développement et de nous protéger des relations d'inégalité avec le monde développé"
Il a souligné que le Forum de Sao Paulo se propose aussi de défendre les gouvernements populaires et progressistes d'Amérique Latine et des Caraïbes qui sont attaqués aujourd'hui par des stratégies de déstabilisation.
Nous allons adopter un plan d'action pour soutenir l'Equateur du président Rafael Correa avec le Brésil et sa présidente Dilma Rousseff, la cause du peuple d' Evo Morales et aussi le processus bolivarien que conduit le président Nicolas Maduro, entre autres, a-t-il déclaré.
Il a aussi évoqué l'accompagnement du processus de paix en Colombie et la solidarité avec la réclamation de Cuba pour que le processus de normalisation des relations avec les Etats-Unis mette fin à la politique de blocus de l'Ile et que lui soit restitué le territoire qu'occupe aujourd'hui la base navale illégale de Guantanamo.
Nous avons le devoir de lancer une offensive continentale, de construire la solidarité mondiale avec les processus de changement en Amérique Latine pour toucher l'opinion publique et nous opposer aux pouvoirs médiatiques et de déstabilisation de la droite et des grandes puissances du capitalisme, a-t-il remarqué.
Il a averti qu'on prétend restaurer le néo-libéralisme dans la région mais nous sommes optimistes parce que nos peuples ont un niveau de conscience supérieur dans cette bataille pour notre propre identité, a-t-il conclu.
La XXI° Rencontre du Forum de Sao Paulo tiendra session jusqu'ai 1° août dans la capitale mexicaine. 23 pays y participent.
Carlos Navarrete, président national du Parti de la Révolution Démocratique (PRD), a souligné que pour la quatrième fois, la ville de México est l'hôte de cette événement où sont réunis les partis progressistes d'Amérique Latine et des Caraïbes.
Il a souligné lors d’une conférence de presse que des partis de 23 pays viennent à cette rencontre dont 12 nations d'Amérique Latine et des Caraïbes dirigées par des gouvernements de gauche suite à des élections et à des processus révolutionnaires.
Navarrete a assuré que le thème de la pauvreté sera débattu dans le forum et il a indiqué que des délégations européennes d'Espagne et d'Italie, y sont invitées.
Pour sa part, Monica Valente, représentante du PT brésilien et secrétaire exécutive du Forum de Sao Paulo, a déclaré que cet événement est très spécial pour célébrer ses 25 ans, ce qui confirme que le néo-libéralisme n'est pas la seule théorie de gouvernement en plus de faire souffrir nos peuples.
De même, elle a évoqué des événements comme le rétablissement des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et Cuba "qui fut toujours une lutte historique du Forum de Sao Paulo" et la récente ouverture des ambassades respectives à La Havane et à Washington.
Il faut continuer à faire avancer l'intégration des chaînes de production régionales et l'intégration énergétique puisque notre région est une des régions du monde la plus riche en ressources minérales et énergétiques, a-t-elle souligné.
Ricardo Cantú, membre de la direction nationale du PT a parlé également. Il a souligné que lors de cet événement se réunissent les partis politiques les plus importants du continent et a dit que "nous vivons un changement d'époque".
Le secrétaire pour les Relations Internationales du comité exécutif national du PRD, Javier Salinas, a précisé que cet espace est un espace de rencontre et de discussion des courants, des mouvements et des partis politiques de gauche en Amérique Latine.
Enfin, il a signalé que dans les domaines économiques et politiques, l'échec du néo-libéralisme est total et que la détérioration du tissu social et l'augmentation de la violence associée à une injuste distribution de la richesse sont évidentes.
A son tour, le co-président du Mouvement Indépendantiste National Hostosiano (MINH) de Porto Rico, Julio Mugiente, a commenté que le Forum s'est transformé en bastion contre le colonialisme, un des sujets principaux de cette rencontre.
La gauche est consciente que ce qui arrive dans les colonies affecte d'autres peuples car ils utilisent nos territoires comme fer de lance contre des gouvernements progressistes et de gauche de al région, a-t-il noté.
A cause de cela, a-t-il dit, le MINH est le porte-drapeau de l'anti-colonialisme et est solidaires dans d'autres cas comme celui des Iles Malouines.
C'est une grande victoire que le Forum de Sao Paulo soit un forum anti-colonialiste, en défense de l'autodétermination et de la souveraineté de Porto Rico et d'autres peuples, a-t-il déclaré.
Pour sa part, Wilma Reverón, également co-présidente du MINH a évoqué la résolution adoptée cette année sur le cas de Porto Rico au Comité de Décolonisation des Nations Unies.
C'est une résolution très importante car elle reflète la lutte pendant des décennies pour Vieques, pour la libération de notre héros national Oscar Lopez parce qu'elle englobe la crise économique et les manquements des pouvoirs pour s'en occuper.
Reverón a assuré que le système colonial a échoué à Porto Rico où la dette publique atteint les 73 000 millions de dollars avec une population qui n'atteint pas les 4 millions d'habitants et un taux de chômage de 14%.
Source en espagnol:
http://www.granma.cu/mundo/2015-07-29/denuncian-arremetida-contra-gobiernos-progresistas-latinoamericanos
En recherchant les 43 étudiants disparus au Mexique, une centaine de cadavres déterrés
Cherchant les dépouilles des 43 étudiants disparus en septembre 2014, les autorités mexicaines ont mis au jour une soixantaine de charniers dans l’Etat du Guerrero.
Cherchant les dépouilles des 43 étudiants disparus en septembre 2014, les autorités mexicaines ont mis au jour une soixantaine de charniers dans l’Etat du Guerrero. HENRY ROMERO / REUTERS
Ce sont les conséquences inattendues de l’enquête sur les 43 étudiants mexicains disparus le 26 septembre 2014. Cherchant leurs dépouilles, les autorités ont exhumé en dix mois, dans l’Etat de Guerrero, au sud du Mexique, au moins 129 corps issus de quelque 60 charniers. Mais aucun d’entre eux n’a été identifié comme étant l’un des étudiants – 43 garçons âgés de 18 à 21 ans – vraisemblablement enlevés et tués par des narcotrafiquants avec la complicité de policiers et d’élus locaux.
Les autorités pensent qu’il est peu probable que les enquêteurs réussissent un jour à retrouver et identifier les cadavres des étudiants disparus, des suspects ayant d’ores et déjà déclaré que leurs restes avaient été brûlés sur un gigantesque bûcher pendant quatorze heures et dispersés dans une rivière avoisinante.
Le nombre de dépouilles et charniers ayant été mis au jour entre octobre 2014 et mai 2015 pourrait éventuellement encore s’agrandir, a souligné le ministère de la justice, car ces données, rendues publiques grâce à une demande de l’agence Associated Press, ne concernent que les cas pour lesquels des spécialistes des charniers ont été sollicités au cours de l’excavation.
Plus de 25 000 personnes sont considérées comme « disparues » au Mexique, dont un nombre très important dans l’Etat de Guerrero, grand producteur d’opium et théâtre d’affrontements réguliers entre les cartels de la drogue. Plus de 100 000 personnes ont été téues en une décennie dans la guerre que se livrent ces organisations entre elles, et contre l’Etat.
Le gouvernement mexicain a, par ailleurs, déclaré qu’il n’y avait aucune preuve que les étudiants recherchés aient été impliqués dans le trafic de drogue, mais qu’ils avaient dû être pris pour un clan rival.
Beaucoup de gens interrogent toutefois la version des faits donnée par le gouvernement, dont les parents des victimes et la commission nationale de Human Rights, qui a publié un rapport soulignant au moins trente omissions dans l’enquête menée pour déterminer le sort des étudiants.
Dimanche, quelques centaines de personnes menées par les parents des victimes ont manifesté à Mexico pour exiger que leur soit rendue justice. Tous les 26 du mois, des manifestations semblables ont lieu depuis le drame.
VENEZUELA
Le président vénézuélien rencontrera Ban Ki-moon pour discuter du conflit territorial avec le Guyana
Le président vénézuélien Nicolas Maduro rencontrera mardi le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon pour discuter du conflit territorial qui persiste depuis une centaine d'années entre le Venezuela et le Guyana, a annoncé lundi la ministre vénézuélienne des Affaires étrangères Delcy Rodriguez.
M. Maduro partira lundi soir à New York pour se rendre au siège des Nations Unies en vue de participer à une réunion extraordinaire avec M. Ban pour "défendre le Venezuela après les agressions récentes du nouveau gouvernement guyanien", a déclaré Mme Rodriguez.
"Le secrétaire général, qui défendra aussi les droits du Venezuela sur le territoire d'Essequibo, recevra des informations de première main de la part de notre président", a-t-elle indiqué sur Twitter.
La ministre a également indiqué que M. Maduro "garantirait la paix et les droits légitimes des Vénézuéliens" sur ce dossier, qui a entraîné des tensions politiques entre Caracas et Georgetown au cours des dernières semaines après qu'un gisement offshore a été découvert par la compagnie pétrolière transnationale des Etats-Unis Exxon Mobil.
Mme Rodriguez a rencontré M. Ban le 10 juillet pour lui donner une lettre de M. Maduro à ce sujet.
Le président vénézuélien a récemment estimé que l'impasse actuelle avec Georgetown résultait d'une campagne contre Caracas dirigée par Exxon Mobil et des groupes politiques à Washington.
La controverse sur les territoires situés à l'ouest du fleuve Essequibo au Guyana, qui représentent près des deux tiers du territoire de ce petit pays anglophone, a resurgi depuis la découverte du gisement.
Le conflit découle d'une décision juridique de 1899 qui a contraint le Venezuela à renoncer à l'Essequibo, un territoire de jungle sous-développé, mais riche en ressources. Caracas maintient que cette décision est devenue invalide après la signature d'un traité entre le Venezuela, le Guyana et son ancienne métropole coloniale, le Royaume-Uni, en 1966.
Source: Agence de presse Xinhua
Venezuela/Guyana: Maduro demande à l’ONU le respect de l’Accord de Genève pour résoudre le litige
Caracas, 28 juillet AVN.- Le président de la République, Nicolas Maduro, a rencontré mardi le secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), Ban Ki-moon, au siège de cette instance internationale, à New York, où il a exposé la vérité sur la réclamation légitime que fait le Venezuela du territoire de l'Esequibo dont il fut dépouillé par l'empire britannique.
Après cette rencontre, le chef de l'Etat vénézuélien a donné une conférence de presse qui a été diffusée par Telesur et lors de laquelle il a mentionné le fait qu'il a expliqué en détails à Ban Ki-moon la controverse avec le Guyana qui est arrivée à un point complexe à la suite des provocations de la droite internationale qui utilise ce litige territorial comme excuse pour s'emparer du pétrole vénézuélien et briser l'unité latino-américaine et caribéenne.
Le Président, qui était accompagné par l'ambassadeur du Venezuela devant l'ONU Rafael Ramirez, a indiqué que la réunion avec le secrétaire de l'Organisation des Nations Unies a été fructueuse.
"Il est devenu une nécessité historique , politique, diplomatique d'exposer avec le plus grand soin les détails du processus historique de spoliation du Guyana de l'Esequibo et l'importance de l'Accord de Genève en tant que mécanisme qui régit ces relations avec la République Coopérative du Guyana" a déclaré le Président.
De même,il a réaffirmé sa disposition à résoudre le différend avec le Guyana par la voie de la diplomatie et de la paix en respectant l'Accord de Genève, une base de médiation signée en 1966 qui établit qu'aucun acte ou aucune activité ne seront permis sur ce territoire tant que ce document signé par les parties sera en vigueur.
Le Guyana viole cet accord en ayant permis récemment qu'Exxon Mobil - une entreprise pétrolière états-unienne - fasse une incursion dans l'Esequibo.
"Nous croyons qu'on doit continuer à traiter tous les sujets en suspens sur Guyana de l'Esequibo à travers l'Accord de Genève, un mécanisme du droit international contraignant pour le Venezuela et pour la République Coopérative du Guyana" a noté le Président de la République qui a fait un résumé du différend territorial entre le Venezuela et le Guyana qui date de plus d'un siècle. Suite à des arrangements coloniaux et impériaux, on a spolié le pays d'un vaste territoire sujet dès lors à réclamation.
" Le Guyana de l'Esequibo a toujours été au Venezuela, depuis la fondation même de la Capitainerie Générale du Venezuela, en 1777 et dans toutes les étapes de l'indépendance quand nous avons pris notre indépendance envers l'empire espagnol, quand a été fondée la République de Colombie qui rassemblait ce qui est aujourd'hui le Venezuela, la Colombie, le Panama et l'Equateur", a-t-il expliqué.
Il a aussi évoqué la seconde étape de la controverse instituée la spoliation. "1835 est une seconde étape que nous avons intitulée La Spoliation. 1835-1899 (...) Cette seconde étape, l'empire britannique la couronne par une sentence arbitrale à Paris, 1899, avec 5 arbitres: 2 arbitres britanniques nommés par la reine, 2 arbitres nommés par le gouvernement des Etats-Unis qui représentaient le Venezuela parce que les Britanniques refusèrent de s'asseoir avec des "sudacas", avec des Indiens à la table, et un cinquième arbitre, un Russe, membre de la Cour Britannique qui signèrent une sentence pleine de vices et considérée comme nulle et non avenue par le Venezuela", a rappelé le chef de l'Etat.
Il a également souligné que de 1899 à 1966, on a vécu une troisième étape entre le Venezuela et le Guyana. "C'est l'étape de la dénonciation du caractère nul et non avenu de la sentence de Paris. Cette étape s'achève entre 1962 et 1966 avec les négociations avec le gouvernement britannique, le gouvernement du Venezuela et le gouvernement colonial de l'époque du Guyana Britannique qui a eu comme résultat l'Accord de Genève, en février 1966".
Il a noté, de plus, que l'Accord de Genève a marqué une nouvelle étape historique et oblige les gouvernements du Guyana et du Venezuela à se fier à ce qu'il stipule pour traiter les affaires de l'Esequibo.
"Je veux dire que l'empire britannique et le gouvernement britannique, avant de concéder l'indépendance au Guyana, a reconnu que la sentence arbitrale de 1899 n'avait aucune validité, ne représentait pas les résultats définitifs concernant la réclamation du Venezuela sur le Guyana de l'Esequibo", a-t-il soutenu.
Ce fut en 1949, par un memorandum écrit par l'avocat états-unien Severo Mallet-Prevost qui avait été conseiller du Venezuela dans cette négociation, que fut connu le fait que cette sentence fut le produit d'un arrangement politique entre les Etats-Unis et la Grande Bretagne, raison pour laquelle aucun gouvernement vénézuélien ne le reconnaît ni ne l'accepte.
L'Esequibo possède de grandes richesses naturelles qui lui confèrent un fort potentiel du point de vue des ressources forestières, minières, énergétiques, hydrauliques et touristiques.
Parmi les ressources naturelles et potentielles dans le domaine minier, ce territoire possède de la bauxite, du manganèse, de l'or et des diamants, du kaolin, du sable, de l'argile, du silicium, du mica, du cuivre, de l'uranium, du fer, du manganèse, de l'hématite, entre autres.
Le Guyana de l'Esequibo (zone en réclamation) qui s'étend sur 159 542 kilomètres appartient à la République du Venezuela depuis 1811, moment où il est inclus dans sa première Constitution.
On ratifie la demande du médiateur
Maduro a dénoncé le fait que le président du Guyana, David Granger, depuis qu'il est arrivé à la Présidence, s'est consacré à vilipender l'histoire et le peuple du Venezuela en même temps qu'il a affirmé qu'il défendra les droits historiques des Vénézuéliens sur l'Esequibo.
"(Granger) a pris des décisions graves qui violent l'Accord de Genève, refuse le mécanisme de bons offices et a rempli de tension les relations entre le Venezuela et le Guyana et les relations des Caraïbes qui se déroulent en paix et dans la tranquillité", a-t-il signalé.
Le 10 juillet dernier, le Venezuela a demandé officiellement à l'ONU de désigner un Médiateur entre les 2 pays. Cependant, le Guyana a refusé cette initiative.
En ce sens, le chef de l'Etat a informé que le Venezuela a renouvelé mardi sa demande devant l'Organisation des Nations Unies pour que le médiateur soit mis en place immédiatement en tant que mécanisme établi dans l'Accord de Genève pour résoudre pacifiquement la controverse territoriale sur le territoire de l'Esequibo.
"Je suis venu à cette réunion à New York pour dénoncer les provocations du président du Guyana, le viol de l'Accord de Genève, défendre les droits historiques du Guyana de l'Esequibo et du peuple du Venezuela et demander qu'on active immédiatement la recherche d'un médiateur et fasse baisser ces tensions qui ont été créées après l'arrivée du nouveau président du Guyana", a-t-il dit.
Il a précisé que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon, s'est engagé à mettre en place une commission pour qu'elle se rende au Venezuela et au Guyana pour promouvoir la ise en place du médiateur.
Ceci pourrait amener une rencontre entre le président Maduro et le chef de l'Etat du Guyana en septembre prochain.
Maduro a rappelé que pour que le médiateur soit mis en place, on doit avoir l'approbation des gouvernements du Venezuela et du Guyana.
"Nous avons un Accord de Genève qui a tous es mécanismes pour traiter ce sujet et le mécanisme qui est mis en place est le médiateur. Le Venezuela respecte le droit international et continue à faire appel le médiateur", a insisté le président Maduro qui a évoqué le fait que le Venezuela continue à parier sur la diplomatie de paix et a manifesté son désir que celle-ci soit le chemin pour résoudre le conflit avec le Guyana.
"Je suis sûr que tôt ou tard, nous allons avoir de grands résultats pour finir, une fois pour toutes, de traiter ce sujet mais surtout pour dépasser la provocation occasionnelle, belliqueuse du nouveau président David Granger qui aura à rectifier une position qui porte préjudice au peuple même du Guyana".
Source en espagnol:
http://www.avn.info.ve/
BOLIVIA
L’OMS souligne le succès de la Bolivie dans la lutte contre des maladies évitables
(Prensa Latina) L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a remarqué le succès de la Bolivie dans la lutte contre la variole, la poliomyélites, la rougeole et la rubéole étant des maladies éradiquées pas la pays à l'heure actuelle.
Raul Montesinos, chargé du Programme élargie de vaccination (PEV) de l'OMS a confié au quotidien La Razon que les pays du continent américain étaient en tête dans lutte pour l'éradication des maladies évitables dans le monde.
Côté Rodolfo Rocabado, responsable national d'Épidémiologie du ministère de la Santé, a confirmé l'élimination des quatre maladies et indiqué qu'elle était le résultat du renforcement de la campagne de vaccination et de l'acquisition de médicaments de nouvelle génération.
Le ministère de la Santé mène aussi une campagne visant l'élimination du paludisme, une maladie qui frappe les populations de Guayaramerin et Riberalta, dans l'Amazonie.
rm/lp/lma/hm
ECUADOR
Rafael Correa fait l’éloge de la nouvelle politique d’Obama envers Cuba
mais rappelle ses positions sur le Venezuela
Le président de l'Equateur, Rafael Correa, a assuré que son pays soutient le rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis.
"C'est un grand événement et un revirement politique et aussi une question bilatérale entre Cuba et les Etats-Unis mais nous soutenons ce processus" a déclaré le président pendant une interview accordée à des médias étrangers intitulée "Un développement avec la justice sociale pour un Equateur avec des opportunités".
Correa a affirmé que le président nord-américain, Barack Obama, devait être considéré comme le président historique qui a arrangé les relations avec l'Amérique Latine. Mais il a rappelé, qu'au Sommet des Amériques de Panama en avril dernier, il a commis une erreur historique en retirant l'ordre exécutif contre le Venezuela et en prenant des sanctions contre la nation sud-américaine.
Il a rappelé que le Gouvernement états-unien, d'un côté, a envisagé de rétablir les relations avec Cuba et d'un autre côté, a agressé le peuple vénézuélien par un décret impérialiste.
Si cela ne s'était pas déroulé au Sommet de Panama, alors, pour Obama, ça aurait été la consécration d'un président nord-américain, a souligné le chef de l'Etat.
source en espagnol:
http://www.cubadebate.cu/?p=610797#.VbsxsHg4YRE
CHILE
Brûlé vif sous la dictature chilienne: nouvelles arrestations d'ex-militaires
Un juge chilien a ordonné lundi l'arrestation de cinq ex-militaires supplémentaires dans l'enquête sur le meurtre d'un jeune photographe brûlé vif par une patrouille militaire après une manifestation contre la dictature d'Augusto Pinochet, en 1986.
«Le juge Mario Carroza a lancé lundi cinq autres mandats d'arrêt», a indiqué à l'AFP un porte-parole du département de la Justice.
Quatre d'entre eux ont déjà été arrêtés. La semaine dernière, sept anciens militaires avaient été interpellés dans le cadre de cette enquête.
Il y a presque 30 ans, le photographe Rodrigo Rojas de Negri, 19 ans, exilé aux États-Unis, venait de rentrer au Chili et prenait des photos d'une manifestation dans un quartier populaire en compagnie d'une amie étudiante de 18 ans, Carmen Gloria Quintana.
Interpellés par des militaires, ils avaient été aspergés d'essence et brûlés vifs avant d'être abandonnés dans les environs de Santiago.
La jeune fille, atrocement défigurée, a survécu à ses blessures et vit aujourd'hui à Montréal, mais Rodrigo Rojas est mort après quatre jours d'agonie.
Malgré le témoignage de Carmen Gloria Quintana, la justice n'avait jamais pu démontrer la participation aux faits des militaires unis par un «pacte du silence» organisé par leurs supérieurs.
«L'armée détient beaucoup d'informations qu'elle ne rend pas publiques et a une dette envers l'État. C'est le moment d'assumer sa responsabilité en tant qu'institution», a déclaré Carmen Gloria Quintana à la chaîne Chilevision dimanche soir.
«Il y a des gens qui connaissent la vérité sur de nombreux cas non résolus et le Chili leur demande de suivre l'exemple du soldat Fernando Guzman et d'aider à soulager toute cette douleur», a dit lundi la présidente Michelle Bachelet, elle-même torturée sous la dictature et dont le père a été éliminé par le régime militaire.
Tous les accusés sont d'anciens officiers et sous-officiers. Ils ont été arrêtés à l'issue d'investigations menées après les confessions de l'un d'entre eux, fin 2014.
Dans sa déposition écrite devant la justice, l'ancien militaire Fernando Guzman Espindola, né en 1965, affirme notamment que toutes les déclarations faites par ses ex-compagnons et lui-même lors de l'enquête menée après les faits «sont des mensonges».
Il accuse ensuite la hiérarchie militaire d'avoir fait pression sur eux pour dissimuler la vérité.
Ce crime, survenu dans les dernières années de la dictature (1973-1990), avait suscité une indignation internationale.
L'enquête avait été clôturée initialement dans les années 1990, un seul militaire ayant été accusé pour négligence. Elle avait été rouverte en 2013.
La dictature du général Pinochet a fait plus de 3000 morts et disparus, et 38 000 personnes ont été torturées, selon des organismes de défense des droits de l'homme.
Augusto Pinochet est mort le 10 décembre 2006 sans n'avoir jamais été condamné.
ARGENTINA
Le vice-président argentin promeut une région Sud-Atlantique pacifique et salue le soutien de la Chine
BUENOS AIRES, 29 juillet (Xinhua) -- L'Argentine est engagée dans la construction d'une région Sud-Atlantique pacifique et salue le soutien de la Chine pour atteindre cet objectif, a déclaré mardi le vice-président argentin Amado Boudou.
Dans une interview accordée à Xinhua, le dirigeant argentin, qui est aussi président du Sénat, a noté que la région Nord-Atlantique est une "zone de guerres et de conflits, où l'OTAN gère principalement les questions militaires".
"Nous nous concentrons sur le fait de pouvoir assurer la paix dans la région et sur la construction d'une région Sud-Atlantique pacifique", a-t-il ajouté, soulignant que tous les conflits dans la région ont été résolus excepté le conflit interne en Colombie, et que "de gros efforts sont effectués" pour le résoudre.
Le seul endroit militarisé de la région est la base coloniale britannique aux îles Malouines, archipel disputé dont l'Argentine réclame la souveraineté et que le Royaume-Uni appelle les Falklands.
La Chine a toujours soutenu la souveraineté de l'Argentine et a exhorté Buenos Aires et Londres à résoudre ce conflit via la négociation en accord avec les résolutions de l'ONU concernées.
Le gouvernement argentin estime grandement l'"aide constante de la Chine dans le dossier des Malouines, qui ne concerne pas seulement l'Argentine, mais toute l'Amérique latine et au-delà", a déclaré M. Boudou.
L'Argentine et la Chine maintiennent des liens étroits depuis l'établissement de leurs relations diplomatiques en 1972.
En février, le président chinois Xi Jinping a accueilli à Beijing son homologue argentine Cristina Fernandez de Kirchner, visite durant laquelle ils ont convenu de renforcer leurs liens bilatéraux et ont signé une série d'accords de coopération
La Chine est aujourd'hui la première destination des exports de viande pour l'Argentine, représentant 35% des exportations totales du pays, selon le ministère argentin de l'Agriculture.
L'Argentine possédant une grande expertise dans le domaine de l'agriculture, elle aide également la Chine a élever ses normes de sécurité alimentaire.
"Nous sommes deux pays pacifiques, unis dans la fraternité pour arriver au meilleur niveau de coopération possible. Nous sommes engagés à améliorer la qualité de vie de nos peuples", a déclaré M. Boudou lors de l'interview.
Source: http://french.xinhuanet.com/2015-07/29/c_134460245.htm