UNASUR
COLOMBIE/VENEZUELA: L’UNASUR PROPOSE D’INSTALLER
UNE COMMISSION DES DROITS DE L’HOMME SUR LA FRONTIÈRE
Le secrétaire général de l’Union des Nations Sud-américaines (UNASUR), Ernesto Samper, a annoncé mardi qu’il proposera à la prochaine réunion des chanceliers du bloc de former une commission de vérification et de garantie des Droits de l’Homme sur la frontière colombo-vénézuélienne.
« L’UNASUR proposera à la prochaine réunion des chanceliers (l’installation) d’une commission régionale de vérification et de garantie des Droits de l’Homme sur la frontière colombo-vénézuélienne », a-t-il indiqué sur son compte Twitter @ernestosamperp.
Cette proposition coïncide avec la demande du président Nicolás Maduro d’installer une commission sud-américaine pour a vérité sur la frontière avec la Colombie.
Le 28 août dernier, Maduro a proposé de créer cette commission pour vérifier la situation sur la frontière fermée du côté vénézuélien après que 3 soldats des Forces Armées Nationales Bolivariennes aient été gravement blessés alors qu’ils accomplissaient des actions de sécurité contre la contrebande d’extraction.
« Comme il y a tellement de manipulations, je vais proposer qu’on établisse de façon paritaire une commission sud-américaine de la vérité qui vienne voir la situation de la frontière du Venezuela avec la Colombie, qui vienne voir la situation du para-militarisme, du trafic de drogues, de la guerre économique et qui vienne dire la vérité que ne veulent dire ni CNN ni Caracol ni beaucoup de médias internationaux », a-t-il dot lors de la clôture de la marche pour la paix et contre le para-militarisme à Caracas où des citoyens vénézuéliens et colombiens ont parcouru les rues de Caracas pour soutenir l’état d’urgence constitutionnel décrété dans les municipalités de l’état de Táchira frontalier avec la Colombie pour rétablir l’ordre, la paix et la tranquillité dans cette région.
Le président a aussi proposé de chercher une personnalité de confiance, représentative de l’Amérique du Sud, pour qu’elle préside cette commission paritaire de Colombie, du Venezuela et d’Amérique du Sud » qui vienne défendre le peuple de la frontière des paramilitaires, qui vienne nous aider à la paix face à tant de mensonges, de complots, et de conspirations ».
Le gouvernement vénézuélien a manifesté son engagement à faire respecter les Droits de l’Homme des réfugiés colombiens qui se trouvent dans le pays et de ceux qui sont rentrés en Colombie pour avoir été en situation irrégulière au Venezuela.
(…)
Source en espagnol:
http://www.avn.info.ve/contenido/unasur-propondrá-conformar-comisión-ddhh-frontera-colombo-venezolana
L’AIDE HUMANITAIRE DE L’ALBA ARRIVE À LA DOMINIQUE
L’avion contenant le premier chargement d’aide humanitaire envoyée par les pays de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique-Traité de Commerce des Peuples (ALBA-TCP) à la Communauté de La Dominique touchée par la tempête tropicale Erika est arrivé dimanche dans l’île des Caraïbes.
Parmi les fournitures – qui ont été envoyées du Venezuela, un pays qui fait partie du bloc d’intégration et dont le Gouvernement a établi un pont aérien avec Roseau, la capitale de La Dominique – se trouvent des médicaments de base, des aliments et de l’eau.
Dans un second chargement d’aide humanitaire envoyé par le Venezuela est parti sur un patrouilleur un groupe de médecins et de spécialistes de la Protection Civile pour réaliser des tâches de sauvetage et de localisation des personnes disparues.
Ce bateau devrait arriver dans la matinée de ce lundi.
A ce sujet, le directeur national de la Protection Civile et de l’Administration des Désastres du Venezuela, Luis Díaz, a indiqué que des avions légers seront utilisés pour transporter les 2 premières tonnes d’aliments car la piste principale de l’île est inondée, rapporte Telesur.
(…)
L’ALBA-TCP, dans un communiqué émis vendredi dernier, a manifesté sa solidarité en soutien au Gouvernement et au peuple de la Communauté de La Dominique et a déploré les pertes humaines et matérielles causées par la tempête.
« Les pays de l’ ALBA-TCP expriment toute leur solidarité envers le peuple de La Dominique dans ce moment de pénurie et de tristesse et met à la disposition immédiate du Gouvernement de la Communauté de La Dominique les ressources nécessaires et demandées pour soutenir les travaux d’assistance aux sinistrés et aux infrastructures touchées par ce phénomène climatique », signale le communiqué.
De même, il ajoute: « L’ALBA-TCP réaffirme son engagement envers les valeurs et les principes qui inspirent notre Alliance tout en ratifiant ses efforts pour construire l’idéologie des Grandes Caraïbes comme espace intégré dans l’Amérique Continentale Hispanophone dans la recherche du développement, de la coopération et de l’équité entre tous nos peuples. »
L’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique-Traité de Commerce des Peuples (ALBA-TCP) regroupe 11 pays: Cuba, la Bolivie, le Nicaragua, la Communauté de La Dominique, Sainte Lucie, la Grenade, l’Equateur, Saint Vincent et les Grenadines , Antigua et Barbuda, San Cristóbal et Nieves et le Venezuela.
Source en espagnol:
http://www.avn.info.ve/contenido/primer-cargamento-ayuda-humanitaria-del-alba-llegó-dominica
La CELAC exige la restitution du territoire de Guantanamo occupé par les Etats-Unis (communiqué)
Renouvelant leur engagement envers le multilatéralisme, les principes consacrés dans la Charte des Nations Unies et le Droit International y compris l’égalité souveraine et l’intégrité territoriale des Etats,
Réaffirmant la Proclamation de l’Amérique Latine et des Caraïbes comme Zone de Paix, décidée lors de son II° Sommet à La Havane, le 29 janvier 2014,
Consciente de l’existence depuis plus d’un siècle, de la Base Navale des Etats-Unis à Guantanamo, un territoire appartenant à la République de Cuba,
Agissant à la lumière du processus vers la normalisation des relations entre la République de Cuba et les Etats-Unis qui constitue un élément qui contribue à la stabilité de l’Amérique Latine et des Caraïbes,
Considèrent que la restitution à la République de Cuba du territoire qu’occupe la Base Navale des Etats-Unis à Guantanamo doit être un élément important de ce processus à travers un dialogue bilatéral attaché au Droit International.
Source en espagnol:
http://www.granma.cu/mundo/2015-08-28/territorio-de-guantanamo-ocupado-por-estados-unidos-debe-ser-devuelto
AYITI
DÉCÈS DU COMMANDANT DE LA FORCE MILITAIRE ÉTRANGÈRE EN HAÏTI
Le commandant de la Force de la Mission de l’ONU pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), général d’Armée José Jaborandy Júnior, est mort pendant le voyage du retour en Brésil, a informé aujourd’hui sa famille.
L’officielle a souffert d’un infarctus pendant le vol d’une aéronef qui le déplaçait à vous Jaillis, la capitale estadual d’un état de l’Amazone, dans la région le nord du Brésil, il a déclaré à la presse une fontaine familière. Incorporé à l’Armée dès 1976, le général a assumé le commandement de la Minustah en mars 2014.
Avant de voyager en Haïti, Jaborandy commandait la huitième Région Militaire, avec siège dans la ville de Belém, dans le territoire de Pará. Auparavant do a occupé comme observateur militaire le Groupe de Nations Unies en Amérique centrale, et de la Mission de l’organisation mondiale au Salvador.
Source: Prensa Latina
GUATEMALA
Accusé de corruption, le président du Guatemala démissionne
Au lendemain de la démission d'Otto Perez, accusé de corruption et traduit en justice, le Guatemala est présidé, provisoirement, par Alejandro Maldonado qui a prêté serment jeudi, dans un climat de liesse populaire à trois jours des élections.
Devant le Parlement, M. Maldonado, jusque-là vice-président, a prêté serment sur la Constitution, avant de revêtir l'écharpe nationale, blanche et bleu ciel.
Avocat et notaire de 79 ans, il était jusqu'en mai l'un des cinq membres de la Cour constitutionnelle, avant d'être appelé à la vice-présidence pour remplacer Roxana Baldetti, démissionnaire puis placée en détention provisoire dans le cadre du même dossier de corruption que celui dans lequel est impliqué Otto Pérez.
Ce dernier est accusé par le parquet et une commission de l'ONU contre l'impunité (Cicig) d'avoir dirigé un système de corruption au sein des douanes via lequel des fonctionnaires touchaient des pots-de-vin pour exonérer de taxes certaines importations.
Le dirigeant conservateur Otto Pérez, au pouvoir depuis 2012, était interrogé depuis jeudi matin par le juge Miguel Angel Galvez, qui a émis mercredi soir un mandat d'arrêt contre lui, précipitant sa démission.
En costume sombre et cravate rouge, l'air préoccupé, l'ex-général de 64 ans a assuré sur une radio locale qu'il «affronter(ait) avec courage (la justice), car (il n'a) rien fait de mal».
Durant l'audience, il a paru gêné, baissant les yeux quand l'accusation a diffusé plusieurs enregistrements téléphoniques le mettant en cause.
Le parquet a d'ores et déjà annoncé qu'il demanderait son placement en détention provisoire.
Le procureur Antonio Morales l'a accusé de «faire partie d'une bande criminelle qui opérait depuis mai 2014 avec l'objectif de voler l'État». Il a estimé que le dirigeant a pu recevoir 3,7 millions de dollars en pots-de vin, tandis que Mme Baldetti est, elle, soupçonnée d'avoir touché 3,8 millions, notamment via des chèques libellés à son nom.
L'audition du président, deux jours après avoir été privé de son immunité par un vote du Parlement - mesure inédite dans l'histoire du Guatemala -, survient à trois jours seulement du premier tour des élections présidentielle, législatives et municipales de dimanche.
M. Pérez n'était pas candidat, la Constitution n'autorisant qu'un seul mandat.
Dès l'annonce, dans la nuit, de sa démission, des dizaines de Guatémaltèques ont accouru devant la Cour suprême, au son de sifflets et scandant «Otto, voleur, tu vas aller à Pavon», l'une des principales prisons du Guatemala.
Un humoriste en tête des sondages
Malgré les nombreux appels à la démission, Otto Pérez avait répété ces dernières semaines, qu'il ne quitterait pas son poste avant la fin de son mandat le 14 janvier prochain.
Il a finalement cédé à une mobilisation populaire sans précédent dans ce pays pauvre d'Amérique centrale, avec des manifestations pacifiques organisées chaque semaine depuis avril, quand le scandale a éclaté.
Les manifestants réclament le report du scrutin, souhaitant d'abord une vaste refonte du système politique pour le purger d'une corruption endémique.
Signe d'un renversement de situation, l'humoriste Jimmy Morales, candidat pour un parti de droite et sans expérience politique, est désormais en tête des intentions de vote à la présidentielle, selon un sondage publié jeudi.
A 46 ans, il est crédité de 25% des suffrages, dépassant Manuel Baldizon (droite, 22,9%), le favori jusqu'alors, et la sociale-démocrate Sandra Torres, ex-première dame, avec 18,4%, selon l'enquête effectuée quelques jours avant la démission du président.
Les deux places pour le deuxième tour du 25 octobre devraient donc se jouer entre ces trois candidats sur les 14 inscrits.
Le contexte atypique d'ébullition populaire a poussé le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à appeler dans un communiqué «tous les Guatémaltèques à faire en sorte que les élections se tiennent dans un environnement pacifique»
Dimanche, quelque 7,5 millions de Guatémaltèques, sur 15,8 millions d'habitants, sont appelés aux urnes pour désigner le nouveau chef de l'État, ainsi que 158 députés et 338 maires.
Le Guatemala, marqué par 36 ans de guerre civile (1960-1996), reste, au plan mondial, l'un des pays enregistrant le plus de violences liées à la criminalité avec 6000 morts par an.
DES ACCORDS DE PAIX À LA DÉMISSION
Salué comme signataire des accords de paix mettant fin à 36 ans de guerre civile au Guatemala, le président Otto Pérez, qui a démissionné après des poursuites pour corruption, est un ancien militaire de haut rang dont la population n'a pas pardonné les écarts de conduite.
À son arrivée au pouvoir en 2012, ce conservateur à la soixantaine sportive et aux cheveux poivre et sel promettait de lutter d'une «main de fer» contre la criminalité, dans ce pays d'Amérique centrale parmi les plus violents au monde.
D'un verbe sobre, mais tranchant trahissant son passé de général, il comptait mettre à profit son expérience de 34 ans au sein de l'armée, opposée à une guérilla pendant un conflit ayant ravagé le pays et fait quelque 200 000 morts et disparus entre 1960 et 1996.
Quatre ans plus tard, même si la situation sur le front de la sécurité ne s'est pas améliorée, ce n'est pas cela que lui reprochent des milliers de Guatémaltèques.
S'ils manifestent depuis des mois, c'est pour dénoncer son implication présumée dans un vaste réseau de corruption dont il serait le «numéro un» selon le parquet et la CICIG.
«C'est le prototype de l'homme politique guatémaltèque, très apprécié des élites qui ne veulent pas que les choses changent», soupire Manfredo Marroquin, directeur de l'ONG Accion Ciudadana, branche locale de l'organisation anticorruption Transparency International.
«Sa plus grande erreur a été de croire dans le régime d'impunité» qui prévalait avant et mis à mal par la Cicig, ajoute-t-il.
«Un homme dangereux»
Retranché dans le palais présidentiel, l'ex-responsable des services de renseignement militaire de 64 ans a martelé pendant des semaines qu'il ne partirait pas avant la fin de son mandat, avant de céder et présenter sa démission à quelques heures d'une audience devant le juge qui pouvait entraîner sa destitution automatique.
«Il vient d'une formation Kaibil (l'élite de l'armée guatémaltèque, ndlr) et les Kaibil ne se rendent jamais», racontait récemment à l'AFP la militante indigène Rigoberta Menchu, prix Nobel de la paix 1992.
«C'est aussi un homme de guerre, un homme des services de renseignement, un homme dangereux», qui «peut préparer des stratégies de choc» pour faire face aux manifestations, assurait-elle.
Ses soutiens assurent que le dirigeant a une grande capacité d'écoute. Il a également surpris en soutenant la légalisation des drogues comme moyen de lutte contre le narcotrafic.
Selon ses opposants, c'est surtout dans l'art de placer des proches à des postes-clés qu'il s'est illustré, afin notamment de contrôler l'organisme de collecte des impôts.
Né à Guatemala Ciudad le 1er décembre 1950, le «Général de la Paix», surnom qu'il aime à entretenir depuis qu'il a signé au nom de l'armée les accords ayant mis fin à la guerre en 1996, a raccroché l'uniforme il y a 15 ans pour faire son entrée en politique.
Une reconversion qui a failli tourner court, l'homme ayant échappé de peu, avec sa femme et sa fille, à une tentative d'assassinat en 2001, trois jours seulement après avoir créé son parti.
Battu au deuxième tour de la présidentielle de 2007 par Alvaro Colom, Otto Pérez avait ensuite fait campagne en 2011 en jean et bras de chemise orange, la couleur de sa formation, un nouveau style lui valant le surnom de «Général en jean».
Marié, père de deux enfants, il a été le premier militaire à parvenir au sommet de l'État depuis le retour à la démocratie en 1985, une ascension alors perçue comme un antidote à la corruption endémique au sein des administrations.
Mardi, il est devenu le premier président de l'histoire du pays à perdre son immunité, justement pour corruption présumée.
Formé à l'École des Amériques, centre géré par les États-Unis spécialisé dans les méthodes contre-insurrectionnelles, et déjà inculpé à plusieurs reprises pour des cas de violation des droits de l'homme pendant la guerre civile, il a toujours nié ces accusations.
MEXICO
Démantèlement d’une organisation criminelle dédiée au trafic international de personnes
Plus d'une dizaine de membres d'une organisation consacrée au trafic de personnes de portée internationale a été désamorcé au Mexique, selon la Procuratie Générale de la République (PGR).
Des membres du groupe délictueux arrêtés dans les états d'Oaxaca, Puebla et Guerreros opéraient en Amérique centrale, le Mexique et les États-Unis et entre ses victimes des mineurs sont inclus. La PGR a ajouté que les arrêts ont été réalisés après une vaste investigation entreprise depuis des mois dans la coordination avec autorités du Salvador, du Guatemala et des États-Unis.
Pour le déplacement des émigrants, les délinquants les utilisaient des routes maritimes pour porter à l'un des points dans Salina Cruz, Oaxaca, et tout de suite se diriger par une voie terrestre vers le nord du Mexique, à la frontière avec les États-Unis.
Dans des registres effectués dans des propriétés de groupe délictueux dans Oaxaca,Puebla et Guerreror a occupé des espèces, des cartes et documentation bancaire, armes a feu, munitions, téléphones cellulaires et cinq véhicules.
Les actions et les opérations ont été coordonnées et exécutées par la Sous-procuratie Spécialisée en Investigation de Délinquance Organisée, en collaboration avec la Marine, la Police Fédérale et l'Institut National de Migration.
Rm/ mgt/mpg
COLUMBIA
La Colombie apportera son soutien à l’élection d’une femme à la tête de l’Onu
La Colombie appuie la proposition qu'une femme assume la direction de l'Organisation de Nations unies pendant la tenue des élections l'année prochaine, a affirmé aujourd'hui son ambassadrice devant l'ONU, María Emma Mejía.
Lors des déclarations aux médias nationaux, la diplomate a manifesté queBogota poursuivra ses efforts pour qu'une femme soit à la tête de l'organisme international avec siège à New York.Elle a mentionné comme possibles candidates à la directrice exécutive du Programmemondial d'aliments, l'Américaine Ertharin Cousin et la Bulgare Kristalina Georgieva,vice-présidente de la commission européenne.
On a mentionné d'autres nominées comme la directrice exécutive de la Commission économique pour l'Amérique latine et la Caraïbe (Cepal), la Mexicaine AliciaBárcena; à la présidente chilienne, Michelle Bachelet; à la directrice générale de l' UNESCO, la Bulgare Irina Bokova et la PDG du Fonds monétaire international, la Française, Christine Lagarde.
Jcc/lma/Fa
Santos ordonne que toutes les stations services à Cucuta travaillent 24 heures sur 24
Le président de Colombie, Juan Manuel Santos, a annoncé une seconde augmentation de 30% de la quantité d’essence subventionnée envoyée à Cucuta et que toutes les stations services soient ouvertes 24 heures sur 24 dans cette ville frontalière avec le Venezuela.
Pour satisfaire une population habituée à s’approvisionner en essence au Venezuela, mercredi dernier, le président colombien avait annoncé une première augmentation de 30% pour les stations services à Cucuta et que certaines soient ouvertes 24 heures sur 24, après la fermeture de 6 municipalités de l’état de Tachira frontalières avec la Colombie ordonnée par le président vénézuélien, Nicolás Maduro, pour rétablir la paix et l’ordre dans cette zone touchée par des mafias de contrebande d’extraction de produits nationaux.
source : http://www.avn.info.ve/contenido/santos-ordena-que-todas-gasolineras-cúcuta-trabajen-24-horas
LA TRANQUILITÉ A LA FRONTIÈRE EST DANS LES MAINS DE LA COLOMBIE
(GOUVERNEUR DU TACHIRA)
Le gouverneur de Tachira soutient que le Venezuela a décrété la fermeture de la frontière et la déportation des citoyens colombiens parce que le gouvernement de Juan Manuel Santos n’a pas mis un terme aux problèmes de contrebande et de trafic de drogues dans cette zone.
Vielma Mora a averti que la lutte qui se livre est une lutte contre e para-militarisme et les mafias organisées.
Le gouverneur de l’état de Tachira, José Gregorio Vielma Mora, a affirmé ce dimanche que ce qui peut restituer la tranquillité de la frontière qu’elle partage avec le Venezuela est dans les mains de la Colombie.
Dans une interview accordée à EFE dans cette zone, il a qualifié la situation de la frontière entre la Colombie et le Venezuela de « très compliquée et difficile » surtout parce qu’à son avis, le gouvernement colombien ne lutte pas contre les problèmes de sécurité dans cette zone principalement caractérisés par la contrebande et le para-militarisme.
Ces problèmes, qui ont provoqué la dure réponse du Venezuela et une crise diplomatique avec le gouvernement du président Juan Manuel Santos a pris de l’ampleur, à son avis, à cause de la permissivité des autorités colombiennes dans plusieurs domaines qu’il énumère.
L’un d’entre eux est « les lois, décrets et résolutions colombiennes facultatives pour la gestion des bureaux de change sur la frontière où ils reçoivent des billets vénézuéliens » sur lesquels, dans le pays pétrolier, règne un strict contrôle du change.
Ces bureaux de change « sont des tous des structures qui situent la valeur de la monnaie vénézuélienne selon la volonté des para-militaires colombiens », a affirmé le gouverneur.
Selon Vielma Mora, cette mesure a été prise après que la Colombie n’ait pas respecté les engagements pris il y a plus d’1 an à Carthagène des Indes quand elle s’est engagée à mettre fin aux problèmes énumérés précédemment.
« C’est une mesure prise après 1 an et 27 jours d’attente », a-t-il dit.
« Du côté colombien, il n’y a pas de présence militaire ou policière, cela rend difficile les actions contre les bandes para-militaires et contre l’extorsion, a contrebande, le vol d’animaux et rend la population super-vulnérable », a assuré le gouverneur en évoquant la surveillance de la ligne frontière qui a été pendant des années un passage libre pour le trafic illicite.
Le gouverneur a assuré que même si l’état d’urgence se termine et que le passage des ponts qui communiquent entre les 2 pays se réouvre, la normalité reviendra grâce à la collaboration de la Colombie.
« Quand la Colombie nous aidera, quand la Colombie respectera toutes les normes que nous avons établies ».
Source en espagnol:
http://www.ultimasnoticias.com.ve/noticias/actualidad/politica/vielma-mora-tranquilidad-de-la-frontera-esta-en-ma.aspx#ixzz3kMiBuMCv
VENEZUELA
Nicolas Maduro se rend en Chine et au Vietnam pour conclure des accords commerciaux et financiers
Le Venezuela est très durement touché par la chute des cours du pétrole, dont dépend son économie. Son président Nicolas Maduro se rend en Chine et au Vietnam pour conclure des accords commerciaux et financiers afin de desserrer l’étau.
Avec la chute des cours du pétrole dont le Venezuela tire 96% de ses recettes en devises les ressources du pays se sont effondrées. Les revenus pétroliers servent pour l’essentiel aux remboursements de la dette à l’égard des créanciers internationaux. Le Venezuela recherche désespérément les financements nécessaires à l’équilibre de son budget sans réduire les dépenses sociales, mesure qui, si elle venait à être appliquée, serait très impopulaire avant les élections législatives de décembre prochain. Le commerce souffre déjà de pénuries de biens alimentaires et de médicaments.
Après avoir procédé avec ses clients à des réductions de dettes s’ils payaient immédiatement et en liquide, et après avoir gagé ses réserves en or, le Venezuela se tourne maintenant vers la Chine. Au cours du voyage qui le conduit également au Vietnam, le président Maduro va, dit-il, « chercher du soutien en ces temps difficiles ». Grâce à un accord avec Pékin, le Venezuela fournit du pétrole et obtient en contrepartie des prêts à des taux d’intérêt plus favorables que sur les marchés financiers.
Source: http://www.rfi.fr/ameriques/20150829-venezuela-maduro-petrole-chine-vietnam-crise-valeur
La fermeture de la frontière avec la Colombie étendue à 4 municipalités de plus de l’état de Tachira
Le Président de la République, Nicolás Maduro, a annoncé vendredi qu’à partir de 5 heures du matin de ce samedi, la frontière avec la Colombie sera fermée dans les municipalités de Lobatera, Ayacucho, García de Hevia et de Panamericano, de l’état de Táchira.
Ces municipalités composent la seconde zone d’attention spéciale que le Gouvernement vénézuélien a établie pour rétablir la paix et la sécurité sur la frontière où opèrent des mafias paramilitaires colombiennes et des groupes liés à la contrebande d’extraction d’aliments, d’essence et de médicaments du Venezuela vers la Colombie.
En faisant cette annonce, le Président a déclaré que cette mesure a pour but de combattre plus efficacement le para-militarisme, la criminalité et la contrebande qui ont causé des dommages à l’économie du pays.
« Pour nettoyer le para-militarisme, la criminalité, la contrebande, les enlèvements et le trafic de drogues, j’ai décidé de fermer la frontière de la zone numéro 2 dans l’état de Táchira dans les municipalités de Lobatera, Ayacucho, García de Hevia et de Panamericano » a assuré Maduro du Palais de Miraflores, Caracas, où il a reçu des Vénézuéliens et des Colombiens qui ont marché pour la paix et pour condamner le para-militarisme.
Lors de cette activité, diffusée sur une chaîne de radio et de télévision, le chef de l’Etat a aussi annoncé la mobilisation de 3 000 membres des Forces Armées Nationales Bolivariennes (FANB) qui entreprendront des recherches pour capturer les paramilitaires.
A Tachira, en particulier dans le village de San Antonio del Táchira, le 19 août dernier ont été enregistrées des attaques paramilitaires qui ont fait 3 blessés parmi les soldats de la FANB tandis qu’ils accomplissaient des actions pour lutter contre la contrebande d’extraction.
Devant ces faits, le président Maduro a décidé de fermer la frontière dans les municipalités de Bolívar, Ureña, Junín, Libertad, Independencia et Rafael Urdaneta situées sur la frontière avec la Colombie jusqu’à ce que soient rétablis les droits sociaux et économiques de ces populations.
« je ne vais pas permettre que les bandes paramilitaires continuent à enlever, à prendre des vaccins et à attaquer nos Forces Armées. J’ai le droit et le devoir constitutionnel de protéger la terre et le peuple du Venezuela », a déclaré le président.
En ce sens, il a demandé le soutien des Vénézuéliens et des Colombiens attachés au rétablissement des relations de paix, de respect et de solidarité entre les gouvernements de pays frères.
« Ca suffit, dehors, le para-militarisme, du Venezuela! Union civique et militaire », a-t-il déclaré.
Source en espagnol: http://www.avn.info.ve/contenido/cierre-frontera-colombia-se-extiende-otros-municipios-tachirenses
La chancelière Rodriguez redemande à la Colombie
un plan pour remédier aux attaques contre le Venezuela
La ministre des Relations Extérieures, Delcy Rodríguez, a renouvelé vendredi sa demande au Gouvernement de Colombie pour qu’il présente un plan pour remédier aux agressions perpétrées contre le Venezuela.
« La demande au Gouvernement colombien est très simple: qu’ils présentent un plan pour remédier aux graves situations qui agressent le Venezuela », a écrit la chancelière de la République sur son compte Twitter @DrodriguezVen sur lequel elle a réaffirmé l’engagement vénézuélien d’amitié et de fraternité envers le peuple du pays voisin.
Elle a souligné que les mesures constitutionnelles prises par le Président de la République, Nicolás Maduro, de fermer temporairement la frontière avec la Colombie du côté de Tachira a pour but de rétablir la paix et la sécurité du territoire dans lequel opèrent des mafias paramilitaires colombiennes et des groupes liés à la contrebande d’extraction d’aliments, d’essence et de médicaments du Venezuela vers la Colombie.
(…)
source en espagnol: http://www.avn.info.ve/contenido/canciller-rodr%C3%ADguez-reitera-solicitud-plan-colombia-para-remediar-agresión-contra-venezuela
LE VENEZUELA CONDAMNE L’INGÉRENCE DES ETATS-UNIS DANS LE PROBLÈME FRONTALIER AVEC LA COLOMBIE
La ministre du Pouvoir Populaire pour les Relations Extérieures, Delcy Rodríguez, a déclaré que « la République Bolivarienne du Venezuela condamne les déclarations du porte-parole du Département d’Etat, John Kirby, pour être des déclarations d’ingérence. Nous exigeons du Gouvernement des Etats-Unis qu’il ne s’immisce pas dans les affaires strictement bilatérales entre le Venezuela et la Colombie. »
Elle a fait cette déclaration sur son compte @DrodriguezVen, sur le réseau d’information twitter.
Rodríguez a ajouté que « la situation frontalière entre le Venezuela et la Colombie découle du fait que l’Etat colombien est dépassé pour combattre le para-militarisme, le trafic de drogues et la promotion de la déstabilisation de l’économie vénézuélienne par l’attaque de la monnaie, la contrebande de combustible et de produits divers ».
Elle a soutenu que le président de la République Bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro, a adopté les mesures nécessaires pour « la protection du peuple vénézuélien ainsi que des 5 millions et demie de frères colombiens qui vivent au Venezuela. »
Elle a souligné que la Patrie Bolívar « est un des rares pays reconnus internationalement pour avoir une politique migratoire profondément respectueuse des Droits de l’Homme. La Révolution Bolivarienne a garanti les Droits de l’Homme fondamentaux à l’exode massif de frères colombiens qui ne sont pas pris en charge par leur pays d’origine ».
De même, la Ministre a condamné la manipulation médiatique qui, par rancune, est organisée depuis la Colombie contre notre peuple et contre le Gouvernement Bolivarien.
Le contexte
Dans une nouvelle ingérence du Gouvernement des Etats-Unis, le porte-parole du Département d’Etat de ce pays a « alerté » par un communiqué sur « l’aggravation de la situation humanitaire sur la frontière entre la Colombie et le Venezuela.
Dans celui-ci, il indique que les mesures adoptées sur la frontière entre la Colombie et le Venezuela « doivent être menées à bien conformément au droit international, au respect des droits de l’homme de tous ceux qui sont impliqués et en coordination avec le pays de destination ».
Source en espagnol:
http://www.mre.gov.ve/index.php?option=com_content&view=article&id=43153:venezuela-rechaza-injerencia-de-ee-uu-en-asunto-fronterizo-con colombia&catid=2:actualidad&Itemid=325
LE GOUVERNEMENT A FERMÉ 177 SENTIERS DE PASSAGE ILLÉGAUX
VERS LA COLOMBIE À TACHIRA
Le Gouvernement national a fermé 177 sentiers de passage illégaux sur la frontière de l’état de Tachira avec la Colombie depuis que l’Etat d’Urgence a été décrété le 19 août dans cette zone pour restituer les droits sociaux et économiques au peuple vénézuélien et aux Colombiens qui vivent dans notre pays.
C’est ce qu’a indiqué le vice-président de la République, Jorge Arreaza, lors du lancement du plan national de contrôle dans les centres de distribution et les commerces du pays pendant une cérémonie sur la place Diego Ibarra à Caracas. « C’est une bataille très dure que livrent nos Forces Armées Nationales Bolivariennes et le peuple de a frontière », a-t-il déclaré à Venezolana de Televisión.
Le passage par la frontière colombo-vénézuélienne – a réaffirmé le vice-président de la République – sera réouvert une fois que le Gouvernement colombien aura pris les mesures nécessaires pour combattre la contrebande de produits de base ainsi que l’entrée de groupes paramilitaires en territoire vénézuélien.
« Qu’ils prennent les mesures pour éviter que des groupes paramilitaires passent en territoire vénézuélien et avec toute la coopération qu’il doit y avoir entre les 2 pays, avec de nouvelles normes entre les 2 pays et sur la frontière vénézuélienne, nous allons évaluer cette situation peu à peu », a-t-il ajouté.
(…)
Source en espagnol:
http://www.avn.info.ve/contenido/177-pasos-irregulares-se-han-inhabilitado-zona-fronteriza-táchira
ECUADOR
ASSANGE : LA SUÈDE ET L’EQUATEUR NÉGOCIENT UN ACCORD
Des représentants suédois et équatoriens se rencontrent aujourd’hui à Stockholm pour discuter d’un «accord de coopération judiciaire» qui pourrait notamment permettre au parquet suédois d’interroger à Londres le chef de file de WikiLeaks.
Une porte de sortie pour Julian Assange ? Des représentants suédois et équatoriens se rencontrent à partir d’aujourd’hui à Stockholm pour discuter d’un «accord général de coopération judiciaire entre les deux pays», comme l’expliquait vendredi la responsable des négociations, Cecilia Riddselius. Accord qui pourrait notamment permettre au parquet suédois d’interroger à Londres le chef de file de WikiLeaks, réfugié depuis juin 2012 dans l’ambassade d’Equateur, dans une affaire de viol et d’agressions sexuelles présumés qui lui vaut d’être sous le coup d’un mandat d’arrêt européen depuis bientôt cinq ans.
La procureure Marianne Ny, qui a longtemps refusé cette option, avait fini par s’y résoudre en mars dernier, mais les deux pays n’avaient jusqu’ici pas réussi à trouver un terrain d’entente, l’Equateur souhaitant négocier en amont un accord bilatéral. Entre temps, trois des enquêtes lancées par la justice suédoise – dans lesquelles l’Australien n’a pas été inculpé, rappelle sa défense – ont été classées sans suite en août, les faits étant prescrits. Reste une enquête pour «viol de moindre gravité»qui peut courir, elle, jusqu’en août 2020. Assange, qui clame son innocence, a toujours dit craindre qu’une extradition vers la Suède ne le mène in fine aux Etats-Unis, où un grand jury enquête depuis 2010 sur WikiLeaks.
ARGENTINA
LE GOUVERNEMENT OBTIENT GAIN DE CAUSE DEVANT UNE COUR D’APPEL US
Buenos Aires a obtenu lundi gain de cause devant une cour d’appel américaine sur le fait que des actifs appartenant à la banque centrale argentine ne pouvaient être saisis dans le cadre du litige avec des fonds « vautours ».
La Cour d’appel de Manhattan a infirmé la décision du juge américain Thomas Griesa, qui avait admis en septembre 2013 des exceptions à la clause d’immunité souveraine invoquée par l’Argentine dans cette affaire.
La décision du juge Griesa aurait notamment permis aux fonds qui ont racheté de la dette argentine après le défaut du pays en 2001, s’ils n’étaient pas remboursés, de saisir certains actifs de la Banque centrale détenus auprès d’institutions financières américaines.
L’Argentine refuse de payer ces fonds, dits « vautours », en estimant qu’ils n’avaient qu’à rejoindre l’accord signé par une majorité de créanciers du pays prévoyant une restructuration de la dette.
La Cour d’appel a estimé que ces biens ne pouvaient être soustraits à la clause d’immunité souveraine mais que cette décision « n’excusait pas l’incapacité continue de l’Argentine de payer après les décisions rendues contre elle par le tribunal de première instance », à savoir le juge Griesa.
La décision rendue lundi « ne vise pas à permettre à la République d’Argentine de se soustraire à ses obligations ou de continuer à ne pas rembourser les dettes qu’elle est en capacité de payer ». Mais « nous prévoyons que cela sera la conséquence prévisible et malheureuse de notre décision », ajoute la cour d’appel dans son jugement.
La décision de la cour a été saluée à Buenos Aires par le président de la banque centrale (BCRA) Alejandro Vanoli: elle « marque un précédent international et garantit de façon décisive l’insaisissabilité des réserves de la BCRA contrairement à ce que prétendaient les fonds vautours ».
L’Argentine, tombée en faillite en 2001, a restructuré sa dette en 2005 puis en 2010. Si 93% de ses créanciers avaient accepté l’offre de remboursement partiel de Buenos Aires, les 7% restants l’ont refusée, réclamant le remboursement de la totalité de leur dû, plus intérêts.
Les fonds américains NML Capital et Aurelius, qualifiés de « vautours » par l’Argentine, demandent en conséquence le remboursement de la dette et mènent une guérilla judiciaire avec les autorités argentines pour parvenir à leurs fins.
Source: http://www.romandie.com/news/Argentine-le-gouvernement-obtient-gain-de-cause-devant-une-cour-dappel-US/625850.rom