AMÉRIQUE LATINE: LA CHINE, UN PARTENAIRE CHAQUE JOUR PLUS IMPORTANT
La Chine consolide davantage ses liens d’amitié et de coopération avec des pays de l’Amérique Latine et des Caraïbes, comme il a été prouvé lors de la visite à Beijing du chef d’etat du Venezuela, Nicolás Maduro et du premier vice président cubain, Miguel Díaz-Canel.
Dans le cadre des festivités pour le 70è anniversaire de la victoire de la Guerre de Résistance du Peuple Chinois contre l’Agression Japonaise lors de la Seconde Guerre Mondiale, les deux leaders latino-américains ont pu constater la volonté des autorités chinoises de renforcer les liens dans tous les domaines possibles.
Le premier ministre chinois, Li Keqiang, a signalé que les pays latino-américains font des pas accélères pour leur industrialisation et pour la diversification de leurs économies, domaines dans lesquels ce pays asiatique a une grande expérience accumulée, qu’il est prêt à mettre au service de ceux qui en ont besoin.
La meilleure preuve a été la signature de 14 accords avec le Venezuela dont un accord cadre pour le Plan de Développement Binational qui s’étend de 2015 jusqu’en 2025 et un autre destiné à consolider les zones économiques spéciales de ce pays sud-américain.
Un pas important a été la concession d’un prêt pour 5 milliards destinés au secteur pétrolier vénézuélien, sérieusement affecté par la chute des prix des hydrocarbures sur le marché international.
Concernant ces accords, le président Maduro a assuré que 14 ans après la création de la Commission Mixte de Haut Niveau une relation de travail profonde, diverse et étroite a été construite en faveur de la prospérité commune, du bénéfice mutuel et de la paix entre l’Amérique latine, les Caraïbes et la Chine.
Au sujet de Cuba, Li Keqiang a fait savoir que la Chine est prête à promouvoir des échanges de haut niveau, à élargir la coopération, à renforcer la communication et la coordination concernant des questions internationales et régionales pour impulser l’amitié et la coopération stratégique entre les deux pays.
Pour sa part, le vice-président chinois, Li Yuanchao, a salué les acquis de notre pays et le processus d’actualisation de son modèle économique ainsi que le rétablissement des liens diplomatiques avec les États-Unis qui a placé Cuba au centre de l’attention de la communauté mondiale.
Durant la Première Réunion ministérielle du Forum Chine-Communauté des États Latino-américains et Caribéens , le géant asiatique a promis des investissements pour un montant de 250 milliards de dollars durant les 10 prochaines années, ce qui sera un puissant moteur pour le développement. Parmi les grands projets figure le canal inter océanique du Nicaragua, un ouvrage qui, selon les experts pourrait changer la géopolitique et même les échanges commerciaux à niveau mondial.
La Commission Économique de l’ONU pour l’Amérique Latine et les Caraïbes avait annoncé en 2012 que les relations entre la Chine et la région sont à une étape de maturité et peuvent faire un saut de qualité et avancer vers des relations stratégiques d’intérêt mutuel.
Edité par Tania Hernández
http://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/68240-la-chine-un-partenaire-chaque-jour-plus-important-pour-l’amerique-latine
CARICOM
Caricom cherche de nouvelles opportunités de coopération scientifique à Cuba
Une délégation du Conseil pour la science, la technologie et l'innovation de la Communauté des Caraïbes (Caricom) voyagera à Cuba lundi prochain pour explorer les possibilités pour des projets de coopération dans ces secteurs.
Le site Internet Caribbean News Now a indiqué que la délégation était dirigée par le professeur Harold Ramkissoon, directeur du réseau régional de scientifiques Cariscience et devrait demeurer dans le pays jusqu'au 17 septembre.
Les spécialistes vont dialoguer avec des fonctionnaires des ministères cubains de la Science et de l'Agriculture, en plus, ils visiteront le Centre d'ingénierie génétique et de biotechnologie et le Centre d'Immunologie moléculaire.
Le but de cette visite est de chercher des voies de coopération avec ces institutions, connues à niveau mondial pour leurs produits qui bénéficient à la santé humaine, le secteur agricole et l'environnement.
mlm/mgt/ymr
CUBA
ONU: Cuba a atteint les Objectifs du Millénaire pour le développement malgré le blocus des USA
La nouvelle a été annoncée par Ana Maria Mari Machado, vice-présidente de l’Assemblée nationale, au Sommet mondial des présidents de parlements, aux Nations Unies. Elle a exprimé sa préoccupation face au retard dans les objectifs de développement durable
En dépit du blocus, Cuba a mis en œuvre une politique qui lui a permis d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement.
Cuba a fait part de sa préoccupation face au profond décalage entre les moyens d’exécution et les bonnes intentions des 17 Objectifs de développement durable consignés dans l’agenda de l’après 2015, qui sera soumis aux présidents et chefs de gouvernement à la fin du mois.
Lors de son intervention au Sommet mondial des présidents de parlements, au siège de l’ONU, la députée Ana Maria Mari Machado, vice-présidente de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, a souligné que ce manque de concrétisation met en danger l’objectif qui prévoit une protection sociale pour tous les habitants de la planète en 2080, et elle a insisté sur la nécessité d’éviter la frustration provoquée par le bilan décevant des 8 objectifs du millénaire pour le développement (OMD) adoptés en 2000 à New York, qui ont conduit à des progrès, mais de manière très inégale.
La vice-présidente du Parlement cubain a rappelé que son pays, en dépit du blocus, a mis en œuvre une politique sociale qui lui a permis d’atteindre les OMD, dont beaucoup avant le terme prévu.
Elle a déploré le manque de volonté de la plupart des pays développés de respecter leurs engagements envers l’Aide officielle au développement, tandis que l’on s’évertue à minimiser la portée des trois piliers du développement durable (économique, social et environnemental), avec l’inclusion d’éléments intrusifs revêtant un caractère politique marqué.
Plus loin, la députée Mari Machado a indiqué qu’il aurait été capital d’inclure dans ces objectifs plusieurs aspects comme la culture, la population, et de mettre accent plus prononcé sur le droit au développement, sans ignorer les changements qui doivent intervenir dans la politique internationale et au sein des organisations et institutions internationales, y compris l’ONU et celles de Bretton Woods, des changements indispensables pour parvenir à un véritable développement durable.
Pour conclure, la députée cubaine a évoqué les propos tenus en 1995 par le leader historique de la Révolution cubaine à l’occasion du 54e anniversaire de l’ONU. Fidel avait mis en garde l’Assemblée générale contre le manque de rationalité, qui rendrait impossible le développement durable et constituerait une grave menace pour la vie sur la planète.
À cette conférence inaugurée par le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et le président de l’Union interparlementaire, Saber Chowdhury, plus de 170 présidents et vice-présidents de parlements ont reconnu dans leurs discours la nécessité de déployer des efforts extraordinaires pour construire le monde que les gens veulent et surmonter les nombreux obstacles à la démocratie, à la paix et au développement.
SOURCE: http://fr.granma.cu/mundo/2015-09-04/cuba-a-atteint-les-objectifs-du-millenaire-pour-le-developpement-malgre-le-blocus
EL SALVADOR
El Salvador élèvera la qualité des exportations d'aliments et boissons
Le Salvador espère améliorer le volume des exportations de leurs produits dans les domaines de l’alimentation, les boissons et le domaine chimique et pharmaceutique dans le cadre de la mise en place du programme Exporté avec qualité.
Ce programme, présenté la veille par la vice-ministre de commerce et l'industrie, Merlin Barrera, fait partie des actions du gouvernement de Salvador Sánchez Cerén dans le but de stimuler la croissance économique du pays.
La fonctionnaire a expliqué que l'objectif de ce plan est la qualité de produits définis par un groupe de 50 entreprises des secteurs cités pour qu'ils peuvent avoir accès aux marchés des États-Unis et Amérique centrale avec des règlements et normes de qualité exigées par ces marchés.
Jcc/lma/otf
VENEZUELA
Petrocaribe reconnaît les efforts du Venezuela pour amener la prospérité aux peuples de la région
Les pays qui composent Petrocaribe ont reconnu samedi les efforts du Venezuela pour assurer la fourniture de pétrole qu’établit ce mécanisme de coopération et qui a stimulé la transformation économique et sociale pour amener la prospérité aux peuples d’Amérique Latine et des Caraïbes.
« Dans cette époque tellement instable des marchés pétroliers mondiaux, le Venezuela a donné un vigoureux exemple d’altruisme au monde puisqu’il a fait et continue à faire d’immenses efforts pour maintenir la fourniture de brut et de ses dérivés dans des circonstances très difficiles en évitant de modifier les conditions fixées dans l’accord initial. Une raison pour laquelle il mérite notre plus profonde reconnaissance et notre plus profonde gratitude, a déclaré le vice-président du Conseil d’Etat de Cuba, Salvador Valdés Mesa, lors de la cérémonie commémorative du X° Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de Petrocaribe qui a eu lieu au centre des conventions de Montego Bay, en Jamaïque.
Actuellement, ce mécanisme garantir 40% de la sécurité énergétique de ses membres et maintient une moyenne d’échange juste de 100.000 barils que fournit l’entreprise d’Etat Petróleos de Venezuela (Pdvsa), une chiffre qui constitue 3,33% des 3 000 000 de barils de brut que produit la nation bolivarienne qui a les plus grandes réserves de pétrole certifiées de la planète qui dépassent les 498 000 millions de barils nets.
Dans le cadre de sa politique de justice et de complémentarité, cet accord prévoit le financement dans de bonnes conditions de la facture pétrolière dont 50% est payée en 90 jours et le reste dans un délai pouvant aller jusqu’à 25 ans avec 2 de grâce et à un taux d’intérêt de 1%.
De même, il comprend la compensation par l’échange de produits agricoles de première nécessité, d’aliments pour les animaux, de génisses, de vachettes et de clinker (matière première pour la production de ciment), entre autres.
Valdés Mesa a indiqué que si tous les pays qui ont d’importantes ressources énergétiques ou d’une autre sorte faisaient comme le Venezuela, nous vivrions sur une planète plus juste, développée, équitable, solidaire et pacifique ».
Il a souligné que Petrocaribe représente un nouveau mécanisme de coopération énergétique en Amérique Latine et dans les Caraïbes « non seulement par le nombre de pays membres mais pour le système d’approvisionnement énergétique et de compensation qui dépasse le simple échange commercial. »
Cette alliance a été le pilier le plus efficace pour assurer la sécurité énergétique de la région et a contribué à la diminution des asymétries et au développement économique de nos peuples qui a été possible grâce à la Révolution Bolivarienne et chaviste du Venezuela, à son respect de l’auto-souveraineté des peuples, à sa vocation de solidarité et d’intégration stimulée par le commandant Hugo Chavez », a-t-il déclaré.
Il a indiqué que sans le bouclier de protection que représente Petrocaribe, les petits Etats insulaires qui composent la Communauté des Caraïbes (CARICOM), n’auraient pas résisté aux assauts de la situation économique et sociale difficile conséquence de la profonde crise économique internationale du capitalisme qui affete la planète depuis 2008.
Contribution au développement des Caraïbes
En ce sens, le Président d’Haïti, Michel Martelly a remercié le gouvernement vénézuélien pour avoir contribué au développement socio-économique des pays des Caraïbes par cette alliance créée par le commandant Hugo Chavez en 2005.
Martelly a souligné l’importance de cette alliance énergétique pour Haïti puisqu’elle a fait office d’outil de son redressement après le tremblement de terre qui a eu lieu dans le pays en 2010 qui a fait plus de 300 000 morts et des causé des dommages aux structures estimées à des millions de dollars.
Pour sa part, la première ministre de la Jamaïque, Portia Simpson Miller Simpson a indiqué que l’augmentation du nombre de membres de Petrocaribe à partir des 14 qui ont souscrit initialement l’accord en 2005 jusqu’aux 19 pays qui le composent actuellement « met en évidence la large acceptation de cette initiative en tant qu’outil puissant pour stimuler l’intégration et l’union dans la région » qui a été aussi stimulée par d’autres mécanismes comme l’Alliance Bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique (ALBA), l’Union Sud-américaine des Nations (UNASUR), la Communauté Latino-américaine et caribéenne (CELAC) et le Marché Commun du Sud (MERCOSUR).
Cet accord a permis aux petits pays en développement d’affronter des défis sub-globaux et d’améliorer la qualité de la vie des peuples et en pus,il a élargi le processus d’intégration et renforcé les liens d’amitié entre le Venezuela et les pays associés de Petrocaribe », a-t-elle dit dans son allocution.
La vision d’intégration de Bolivar et de Chavez
L’ex premier ministre de la Jamaïque et actuel ministre du Pétrole de ce pays, Percival James Patterson, a assuré qu’après 10 ans d’existence, Petrocaribe continue à être un exemple de la vision d’intégration du Libérateur, Simon Bolivar et du leader socialiste Hugo Chavez.
« Le Venezuela a été un associé engagé, qui se montre résolu face aux défis. Il est facile d’avoir un engagement réthorique mais quand les océans sont turbulents, quand il y a des défis, il est difficile que ces engagements continuent. L’esprit de Simon Bolivar et d’Hugo Chavez continue à vivre et restent », a-t-il souligné.
De même, James Patterson a mis en avant le travail et l’engagement que le président de la République Bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro, a continué à faire en continuant à labourer le chemin pour atteindre et consolider les objectifs de ce bloc régional.
Le Président Maduro souffle ce même esprit et nous amène à des années, des siècles de tradition, de solidarité entre les frères et les soeurs de la région. Vive le Venezuela! s’est écrié le ministre.
Union pour la défense
Lors de son intervention pendant la cérémonie protocolaire du X° Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de Petrocaribe, le vice-président du Conseil d’Etat de Cuba, Salvador Valdés Mesa, a insisté sur la nécessité de fomenter l’union entre les 19 pays qui composent Petrocaribe pour affronter toute tentative pour discréditer ou pour détruire ce mécanisme « en échange d’offres juteuses. Il faut l’affronter résolument car cela peut seulement conduire à une dépendance et à une déstabilisation de l’union dans la région. »
Il a évoqué l’ultime proclamation du Libérateur, Simon Bolivar, qu’il a dictée le 10 décembre 1830 à Santa Marta, Colombie, et dans laquelle il exhortait le peuple d’Amérique Latine et des Caraïbes « à travailler pour le bien inestimable de l’union et non à aspirer à autre chose qu’au renforcement de notre unité et à la défense de l’indépendance, des garanties sociales et du bonheur de la patrie dont José Marti étendait la frontière à toute l’humanité ».
Source en espagnol:
http://www.avn.info.ve/contenido/petrocaribe-reconoce-esfuerzo-venezuela-llevar-prosperidad-pueblos-región
La CIDH ordonne au Venezuela de rétablir la fréquence de la chaîne RCTV
San José, 8 sept 2015 (AFP) – La Cour interaméricaine des droits de l’Homme a ordonné à l’Etat vénézuélien de rendre à la chaîne de télévision Radio Caracas TV (RCTV) la fréquence qui lui a été retirée en mai 2007, considérant que cette initiative avait violé la liberté d’expression.
La décision du tribunal, approuvée par cinq voix contre deux, a été rendue en juin mais communiquée seulement lundi.
Cette entité de l’Organisation des Etats américains ordonne « l’ouverture d’un processus ouvert, indépendant et transparent pour l’octroi de la fréquence du spectre radioélectrique correspondant au canal 2 de télévision » qu’exploitait RCTV.
Elle prévoit également que l’Etat vénézuélien devra payer, « dans un délai d’un an à partir de la notification du jugement », des indemnisations aux actionnaires et employés de la chaîne, en raison des « dommages matériels et immatériels ».
Toutefois, l’autorité de ce jugement était incertaine, dans la mesure où Caracas a dénoncé en septembre 2012 la Convention américaine des droits de l’Homme (Pacte de San José).
Cela n’a pas empêché les procédures entamées de suivre leur cours.
RCTV était la chaîne de télévision la plus ancienne du Venezuela, avec 53 années de transmission, et proposait des programmes de divertissement, de sport, mais aussi d’information.
La Cour avait été saisie de cette affaire après que la Commission interaméricaine des droits de l’Homme eut considéré que la fermeture du canal résultait de sa ligne éditoriale, critique du président d’alors, Hugo Chavez.
Source: http://www.challenges.fr/media/20150908.AFP8824/une-cour-internationale-ordonne-au-venezuela-de-retablir-la-frequence-de-la-chaine-rctv.html
L’AMBASSADEUR DU VENEZUELA À L’ONU DÉFEND LES MESURES PRISES AU SUJET DE LA FRONTIÈRE AVEC LA COLOMBIE (NEW-YORK TIMES)
L’Ambassadeur du Venezuela devant les Nations Unies a fait mardi un discours énergique en défense de la fermeture de la frontière de son
pays avec la Colombie alléguant que le trafic illicite de combustible, d’aliments et d’autres produits de la part de contrebandiers colombiens concerne 35% de toute la production économique du Venezuela.
L’Ambassadeur Rafael Ramirez, qui fut aussi chancelier, ministre de l’énergie et président de l’entreprise pétrolière d’Etat, a déclaré que cette mesure a été prise en réponse à ce qu’il appelle des actions de plus en plus insolentes de la part des contrebandiers colombiens et d’autres contrevenants avec aussi le consentement du Gouvernement de Colombie.
Il a affirmé que les contrebandiers ont fait passer tous les jours la frontière à 100 000 barils d’essence et de diesel vénézuéliens acquis à bas prix et les ont vendus avec d’énormes bénéfices.
Dans une interview donnée à la Mission du Venezuela devant les Nations Unies, monsieur Ramirez a déclaré que les contrebandiers qu’il a décrits comme « pires que la mafia » ont aussi bénéficié de ventes illégales de produits agricoles , de farine et d’autres sortes de produits qui sont vendus au Venezuela à des prix bas fixés par le Gouvernement et qu’ils peuvent arriver à vendre à des prix beaucoup plus élevés en Colombie.
« Ils trafiquent sur 35% de notre production nationale, ce qui a provoqué de grosses pertes pour notre économie », a dit Ramirez, appuyant son affirmation sur des photographies sur son ordinateur de ce qu’il décrit comme de l’accaparement et de la contrebande montrant des camions et des barques pleins de barils de combustible.
Ramirez a aussi rejeté les accusations de soi-disant épuration anti-colombienne et de soi-disant violations des droits de l’homme de la part du Venezuela. Il a signalé que son pays a reçu des immigrants et des réfugiés colombiens depuis longtemps étant donné l’héritage qu’ont laissé en Colombie la guérilla, la violence paramilitaire, le chaos et l’insécurité économique.
« Il est important de savoir que le Venezuela a reçu plus de 5 millions et demie de Colombiens », a affirmé Ramirez.
L’ambassadeur s’est exprimé après que le Président Maduro ait étendu la mesure de fermeture de la frontière en fermant un des principaux point de passage avec la Colombie près de Maracaibo, la seconde ville la plus importante du Venezuela, à l’extrême nord-est du pays.
Maduro a aussi déclaré l’Etat d’Urgence dans plusieurs parties de cette zone, ce qui donne des pouvoirs supplémentaires aux autorités policières et militaires et restreint certaines libertés civiles comme le droit à manifester ou à organiser des réunions publiques.
Le Venezuela a déporté plus de 1 000 Colombiens dans le cadre des mesures qu’ils ont commencé à mettre en place sur la frontière à partir du 19 août. Beaucoup d’autres Colombiens qui vivent du côté vénézuélien de la frontière sont rentrés en Colombie par crainte d’être poursuivis.
Bien que Maduro et d’autres fonctionnaires vénézuéliens aient accusé des paramilitaires et des criminels pour les actes de contrebande, beaucoup d’économistes allèguent que la contrebande est le résultat à long terme des politiques gouvernementales qui ont maintenu les prix bas de l’essence et des aliments de base, incitant les contrebandiers à les vendre pour beaucoup plus d’argent de l’autre côté de la frontière. La valeur du Bolivar, la monnaie vénézuélienne qui est très faible, a continué à fomenter le commerce illicite car les produits vénézuéliens, en comparaison, sont bien meilleur marché.
Ramirez répondait à ce que le gouvernement vénézuélien a décrit comme une couverture de l’information orientée d’un seul côté sur les mesures énergiques vénézuéliennes qui ont été prises par Maduro après que 3 soldats vénézuéliens aient été blessés par balles dans une ville frontalière par ceux qu’il a signalés comme des paramilitaires colombiens angagés dans la déstabilisation du Venezuela.
Des représentants vénézuéliens ont dit que certaines informations que rapporte la réponse du gouvernement manquent d’équilibre et que certains éditoriaux, même celui du New York Times, ont écrit injustement que Maduro a créé une crise pour détourner l’attention des problèmes économiques du pays et de sa propre perte de popularité.
Ramirez a qualifié la contrebande tout au long de la frontière qui s’étend sur plus de 2 200 km comme une chose qui a existé pendant longtemps ».
En premier lieu, Maduro a fermé une section de la frontière dans l’état de Tachira, fermant 2 ponts important et déportant plus de 1 000 migrants colombiens.
Il a aussi menacé de détruire les maisons d’un village frontalier qu’il a qualifié de foyer pour les paramilitaires et les contrebandiers.
Maduro a annoncé l’élargissement de la fermeture de la frontière lundi dernier dans la soirée, lors d’une apparition à la télévision.
Ces mesures énergiques ont tendu les relations entre le Venezuela et la Colombie et provoqué un échange de déclarations inamicales entre Maduro et le Président de Colombie, Juan Manuel Santos, qui a accusé le Venezuela de maltraiter des Colombiens.
Un résident du nord de la frontière, contacté par téléphone mardi, a dit que des avions militaires avaient survolé cette zone depuis lundi et que les soldats avaient établi des barrages sur les routes pour éviter que les camions s’approchent de la frontière et permettant uniquement la circulation des petits véhicules.
La frontière nord, des deux côtés, est le foyer du groupe indigène Wayuu. Les Wayuu ont l’habitude de se déplacer librement à travers la frontière, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ne reconnaissent pas la distinction entre les deux pays.
Beaucoup de Wayuu ont dépendu pendant longtemps de la contrebande pour gagner leur vie. Ils ont affronté périodiquement les autorités qui répriment la contrebande , siganalant fréquemment la participation de fonctionnaires militaires et civils à ces activités alors que ceux-ci accusent le groupe indigène.
http://www.nytimes.com/2015/09/09/world/americas/venezuelas-un-envoy-defends-crackdown-along-border-with-colombia.html?smid=pl-share
BRASIL
Le Brésil et le Venezuela prêts à accueillir les réfugiés syriens
Le Brésil accueille à "bras ouverts" les réfugiés syriens, a déclaré lundi la présidente Dilma Rousseff, tandis que le Venezuela se dit prêt à en
accueillir 20.000.
La présidente brésilienne a affirmé que son gouvernement était disposé "à accueillir ceux qui, expulsés de leur patrie, voudraient venir vivre, travailler, et contribuer à la prospérité et à la paix du Brésil", dans un message vidéo de 8mn diffusé sur internet à l'occasion de la fête nationale du pays.
Avec plus de 2.000 réfugiés syriens, le Brésil est le pays d'Amérique latine qui a accueilli le plus de ressortissants de cette nationalité depuis le début de la guerre en 2011.
Les Syriens constituent le plus grand groupe de réfugiés présents actuellement au Brésil. Pour l'année 2014 seulement, 1.405 citoyens du pays arabe y ont été accueillis. L'assouplissement des formalités exigées par le Brésil depuis deux ans pour les Syriens explique ce phénomène.
Selon des déclarations du secrétaire national de la Justice Beto Vasconcelos à la presse locale, le gouvernement étudie la possibilité de prolonger cette mesure, qui devait prendre fin ce mois-ci.
Par ailleurs, le président vénézuélien Nicolas Maduro a déclaré lundi qu'il venait d'ordonner au ministère des Affaires étrangères d'organiser l'accueil de 20.000 réfugiés de Syrie au sein de la communauté syrienne du Venezuela.
"J'ai ordonné à (la ministre des Affaires étrangères) Delcy Rodriguez de se réunir avec la communauté syrienne, le Venezuela va accueillir 20.000 Syriens qui se trouvent dans la diaspora syrienne" après avoir dû quitter leur pays, a indiqué M. Maduro au cours de la transmission télévisée du conseil des ministres au palais présidentiel de Miraflores à Caracas.
Selon le Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR), la guerre en Syrie a déjà forcé 3,8 millions de personnes à fuir le pays, et 7,6 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays.
En 2014, plus de 59,5 millions de personnes dans le monde ont été forcées à fuir leur foyer par les guerres ou les persécutions, selon le HCR.
BOLIVIA
Le Gouvernement bolivien sanctionnera des entrepreneurs de l'armée
Le gouvernement de la Bolivie sanctionnera les responsables de la faillite de l'Entreprise Constructrice de l'Armée (ECE), pour
dommageéconomique à l'État et non-éxecution de devoirs, a rapporté le journal Los Tiempos.
Selon le journal, le ministre de Défense Reymi Ferreira a informé qu'à travers du Décret Suprême 2507 le gouvernement a ordonné la fermeture de l'ECE, à la suite d'une situation délicate économique qu'il présente.
Jusqu'à présent l'investigation préliminaire se rend compte qu'il existent 17 responsables possibles de dommages économique et la non-éxecution de devoirs qui auront à répondre devant la justice, entre ceux-ci civils et militaires, a expliqué Ferreira au quotidien.
Selon le titulaire de Défense, les dettes montent au moins par environ 100 millions de boliviens, environ 14,367,816 $ dollars qui doivent des fournisseurs, par des impôts fiscaux et à la Douane Nationale, entr'autres.
Le même Décret, a détaché Ferreira, nous ordonne des actions légales contre tous les irresponsables que principalement dans trois projets ils ont sous-évalués, par une négligence technique les montants et ont porté à la faillite cette entreprise, il a assuré.
rm/lma/rws
PERU
Le Pérou enquête pour la première fois sur la dictature
La justice péruvienne a ouvert, pour la première fois, une enquête contre l'ancien dictateur Francisco Morales Bermudez (1975-1980), au sujet
de l'enlèvement et la déportation en Argentine de 13 opposants au régime en 1978.
Ce cas avait déjà fait l'objet en 2012 d'une demande de «détention préventive» aux fins d'extradition contre le général Morales Bermudez, émise par un juge argentin.
L'ex-dictateur avait alors reconnu que son régime avait «éloigné du pays» 13 opposants de «gauche radicale qui faisaient obstacle à la transition», mais que cela n'avait «rien à voir avec le Plan Condor», pacte entre les dictatures sud-américaines des années 70 pour éliminer des opposants, comme l'affirment plusieurs organisations des droits de l'homme.
Cette fois, c'est un juge péruvien, Rafael Martinez, qui lance cette enquête inédite dans le pays, visant, outre l'ancien dictateur, aujourd'hui âgé de 94 ans, plusieurs ex-militaires : les généraux Jorge Tamayo de la Flor, ancien chef des forces aériennes, et Fernando Velit, ex-ministre de l'Intérieur, et Jaime Manrique, pilote de l'avion militaire qui avait transporté de Lima à Jujuy (Argentine) les opposants, selon la décision judiciaire à laquelle l'AFP a eu accès.
Les 13 Péruviens avaient été remis aux militaires de la dictature argentine, qui les avaient détenus, frappés, selon la plainte de Ricardo Napuri, l'une des victimes.
Selon l'association de défense des droits de l'homme APRODEH, chargée de sa défense, «les faits dénoncés entrent dans le cadre du dénommé Plan Condor, un dispositif de coordination entre les différentes dictatures en Amérique latine dans les années 1970 (Chili, Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, Pérou) pour créer un réseau d'information et (mener) des opérations clandestines de persécution et d'élimination des opposants politiques, en traversant les frontières».
Carlos Rivera, avocat et militant des droits de l'homme, souligne que cette enquête constitue un précédent au Pérou, où aucune procédure judiciaire n'a été menée concernant les actes commis sous la dictature militaire (1968-1980).
«Il ne s'agit pas (de savoir) si le Pérou a fait partie du plan Condor, mais plutôt si Francisco Morales Bermudez doit être poursuivi pour crime contre l'humanité commis en mai 1978 contre 13 citoyens péruviens», a estimé, dans un courrier électronique envoyé à l'AFP, l'ex-dirigeant de gauche Ricardo Letts, 77 ans, qui fait aussi partie des victimes.
Ricardo Letts, qui tentait depuis 37 ans de porter ce cas devant les tribunaux, a rappelé que, si le qualificatif de crime contre l'humanité est retenu, il n'y a pas de délai de prescription.
Parmi les opposants enlevés en 1978 figuraient trois journalistes et deux militaires, déportés en Argentine puis remis à la brigade de répression de l'armée argentine où ils eurent le statut de «prisonniers politiques et de guerre du gouvernement argentin», selon l'APRODEH.
Une procédure parallèle est déjà menée en Italie contre le général Morales Bermudez, nationaliste arrivé aux commandes par un coup d'État (contre un autre général), mais qui remit le pouvoir à un civil élu en 1980. Ce procès, à Rome, vise des ex-militaires de Bolivie, Chili, Pérou et Uruguay, pour la disparition et la mort de 43 opposants dans le cadre du plan Condor.
URUGUAY
Uruguay : ministres de la Santé de l'Unasur débattent sur l'accès à la médecine
Des ministres et des autorités de la Santé des pays membres de l'Union des nations sud-américaines (Unasur) abordent depuis mercredi des
questions concernant la santé dont l'accès aux médicaments.
Les représentants du secteur vont participer jusqu'au vendredi 11 septembre à la réunion du Conseil sud-américain à la santé dans le but de débattre le développement de systèmes de santé universels, de surveillance et de réponse.
Ils débattront également sur la promotion de la santé et sur le développement et la gestion des ressources humaines.
L'Uruguay, président pro tempore de l'Unasur, recevra les autorités de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Chili, de la Colombie, de l'Équateur, de la Guyane, du Paraguay, du Pérou, du Suriname et du Vénézuéla.
rm/mlm/lam/jl