SUD AMERICA
Amérique latine: une diaspora syrienne bien implantée depuis un siècle et demi
Du Venezuela au Brésil, en passant par le Chili et l'Argentine, les principaux dirigeants sud-américains ont offert un refuge dans leur pays aux Syriens fuyant les combats. Vers la fin du XIXe siècle déjà, chassés par les persécutions qu'ils subissent dans l'Empire ottoman, les premiers Syriens et Libanais débarquent sur les côtes brésiliennes. Leurs descendants y ont gravi les échelons du succès.
Dans la lignée syrienne présente en Amérique du Sud, on compte des médecins, des professeurs d'université, des hommes d'affaires, des financiers et même un ancien président argentin (1989-1999). Carlos Saul Menem, né en 1930 de parents immigrés syriens, fut élevé dans la foi musulmane mais, pour satisfaire ses ambitions politiques, se convertit au catholicisme, la religion officielle en Argentine. Comme lui, beaucoup ont très vite adopté la langue espagnole ou portugaise et transformé leur patronyme. Le gage d'une assimilation rapide.
La grande majorité des exilés syriens de l'époque ottomane est chrétienne. Le massacre de Damas en juillet 1860, au cours duquel 6.000 chrétiens ont péri sous les coups des musulmans, l'extension aux chrétiens du service militaire obligatoire décidée en 1909 ou encore la grande pauvreté liée au statut de citoyens de seconde zone imposé par l'Empire sont autant de raisons qui ont poussé la communauté syrienne à embarquer sur des navires en partance pour «l'Amrik», la possibilité d'une vie nouvelle.
De la vente ambulante à l'industrie textile
C'est au Brésil, plus précisément dans l'Etat de São Paulo, que les Syriens s'établisssent en plus grand nombre. Issus pour beaucoup de familles d'agriculteurs, ils préfèrent s'orienter rapidement vers le commerce, une activité qui leur réussit. Ils commencent comme vendeurs ambulants dans les grandes villes, proposant toutes sortes d'accessoires – peignes, miroirs, savons (d'Alep?), boutons – avant de s'établir dans des boutiques et de se lancer dans la vente de tissu, dont la qualité fera leur réputation.
Puis, de fil en aiguille, de plus en plus de boutiques syriennes ouvrent à São Paulo, jusqu'à plus de 500 dès 1901. Devenus prospères, les petits commerçants du début investissent dans l'industrie textile et tirent l'économie du pays vers le haut. Mais l'empreinte de la communauté syrienne se fait sentir aussi dans le milieu de la santé avec l'ouverture en 1931 du prestigieux hôpital syro-libanais de São Paulo, reconnu pour son excellence. C'est là que le président Lula se fera soigner pour un cancer du larynx en 2011.
Outre leur présence enracinée au Brésil, les communautés syriennes les plus importantes se retrouvent au Venezuela – un pays qui s'engage aujourd'hui à recevoir 20.000 réfugiés, foi de Nicolas Maduro, le président – au Chili, en Argentine, où l’immigration arabe est la troisième la plus nombreuse du pays, les Syriens étant les plus représentés. Ils sont aussi installés dans une moindre mesure en Equateur, le plus petit pays d'Amérique latine. Faute de statistiques précises, leur nombre exact n'est pas connu mais on évalue généralement la population sud-américaine d'origine arabe dans son ensemble à environ 15 millions de personnes.
Les chefs d'Etat sud-américains ouvrent leurs portes aux réfugiés syriens d'aujourd'hui
Avec plus de 2.000 réfugiés syriens, le Brésil est le pays d'Amérique latine qui a accueilli le plus de ressortissants de cette nationalité depuis le début de la guerre civile en 2011. Depuis deux ans, le géant latino-américain a d'ailleurs assoupli les procédures d'immigration pour les Syriens.
Sans donner de perspective chiffrée, la présidente Dilma Rousseff (gauche) a récemment déclaré être prête à accueillir «à bras ouverts les réfugiés» qui, «expulsés de leur patrie, voudraient venir vivre, travailler et contribuer à la prospérité et à la paix du Brésil». Un Brésil qui, tombé en récession, n'est pourtant en mesure de ne donner ni allocations ni logement ni emploi aux arrivants.
D'autres pays comme le Chili ou l'Argentine, dont le programme mis en place en octobre 2014 a permis l'accueil de 90 réfugiés, ont emboité le pas au Venezuela, lui aussi en crise économique, et au Brésil.
L'Uruguay, 3,4 millions d'habitans, a, pour sa part, renouvelé son offre d'asile à sept familles de réfugiés syriens alors que les cinq familles déjà reçues sur le territoire fin 2014 réclament haut et fort de pouvoir quitter le pays, faute d'avoir su s'adapter. Signe que générosité et hospitalité sont loin d'être des conditions de réussite suffisantes dans ce difficile et délicat dossier, devenu international.
CELAC
La Celac/Chine d’accord pour construire un portefeuille en science et technologie Print
La Communauté d’Etats latino-américains et caribéens (Celac) et la Chine ont été d’accord pour construire un portefeuille commun pour doper le développpement productif pendant le premier forum de science, technologie et innovation récemment conclu en Equateur.
Ce forum est devenu le début d’une grande relation, a martelé hier le secrétaire d’Education supérieure, science et technologie de l’Equateur, René Ramírez, après clôture de l’événement siégeant deux jours au sein de l’Union des Nations sud-américaines.
Le rendez-vous a compris le travail en vue de matérialiser l’établissement de laboratoires, centres de transfert et parcs industriels dans des pays de l’alliance régionale. Une autre arête abordée par les représentants de 33 pays latino-américains et caribéens avec leur contrapartie, la Chine, a été le développement de programmes de mobilité comprennant l’échange des scientifiques.
Sur le plan bilatéral, a-t-on annoncé la remise d’un laboratoire chinois de technologie de quatrième génération à l’université scientifique et technique de Yachay, située dans le nord d’Equateur, où la Chine ouvrira un centre Confucio pour l’enseignement du mandarin au futurs boursiers équatoriens.
jcc/rob/nm
CEPAL
MEXIQUE: PAYS HÔTE DU MEETING DE LA CEPAL SUR LA POPULATION ET LE DÉVELOPPEMENT
La capitale mexicaine accueillera la seconde réunion de la Conférence régionale sur la population et le développement d’Amérique latine et des Caraïbes.
La Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepal) organisera le meeting qui aura lieu du 6 au 9 octobre sous la devise « Les dynamiques de la population comme moteur du développement durable: la mise en œuvre du Conseil de Montevideo sur la population et le développement pour surmonter les inégalités dans le cadre des droits de l’homme » et avec la participation de représentants de gouvernements, d’organisations internationales et civiles.
Le gouvernement mexicain sera le coorganisateur de la réunion par le biais du Conseil national de la population. On compte aussi sur le soutien du Fonds des Nations unies pour la population.
Des sujets tels que la migration, le vieillissement, les peuples originaires et les populations d’ascendance africaine parmi d’autres y seront abordés ainsi que le Guide opérationnel pour la mise en place et le suivi du Conseil de Montevideo sur la population et le développement.
Le Conseil de Montevideo fut approuvé lors de la première réunion réalisée du 12 au 15 août 2013 en Uruguay. Il s’agit de l’accord intergouvernemental le plus important adopté jusque-là en matière de population et de développement, lui, qui s’est transformé en un aspect fondamental dans le processus d’examen du Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement (PA-CIPD) et pour son suivi dès 2014.
Source: Prensa Latina
JAMAICA
LA JAMAÏQUE VEUT INTÉGRER LA COUR CARIBÉENNE DE JUSTICE
Le Sénat de la Jamaïque se réunira en octobre dans l’objet de débattre sur trois projets de loi qui permettraient d’adopter la Cour caribéenne de justice (CCJ) comme la principale instance juridique du pays en remplacement du Conseil privé de Londres.
D’après le législateur Arnold Nicholson, les débats seront entamés le 16 octobre. Ils auront la même importance que l’affaire de l’indépendance en 1962. C’est pourquoi que tous les sénateurs ont été appelés à y participer et à voter de manière « adéquate et appropriée » étant donné qu’il est question de l’avenir du pays dans le domaine de la justice.
La Chambre des représentants a sanctionné , à une voix de majorité, les trois projets de loi portant sur ce sujet y adressés en mai. Ce dossier abroge la faculté du conseil britannique pour résoudre les recours introduits devant la Cour jamaïcaine. Aussi considère-il la CCJ comme l’instance autorisée à résoudre n’importe quel recours ainsi que son compétence sur les affairés étant en rapport avec la Communauté des Caraïbes (Caricom) et les traité internationaux.
Si le dossier est approuvé par le Sénat, il sera adressé à l’Exécutif afin d’être promulgué.
Un sondage lancé récemment révèle que 36% des citoyens est pour l’adoption de la CCJ et le considère de très positif pour la pays puisque la CCJ est basée beaucoup plus près que le Conseil privé de Londres et cela permettrait de mettre en œuvre la justice.
Ainsi, la Jamaïque rejoindrait-elle la Dominique, la Barbade, le Guyane et le Belize en tant que pays ayant comme instance juridique la CCJ.
La CCJ fut instituée le 14 février 2001 mais elle est entrée en fonction en 2005 depuis son siège à Trinité-et-Tobago. Elle a juridiction internationale, est reconnue par d’autres institutions juridiques et elle s’occupera des affaires légales du Marché unique et économique du Caricom lorsque celui-ci soit instauré.
Outre la Jamaïque, la Sainte-Lucie est un autre État caribéen qui travaille pour l’adhésion à la CCJ.
Source: http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=78761:la-jamaique-veut-integrer-la-ccj&opcion=pl-ver-noticia&catid=139&Itemid=101
COLOMBIA
CRISE FRONTALIÈRE : ÉCHEC D’UNE RÉUNION CLÉ VENEZUELA/COLOMBIE
Les chefs de la diplomatie du Venezuela et de la Colombie réunis samedi à Quito n’ont pas réussi à fixer de date pour une rencontre entre les présidents des deux pays destinée à résoudre la crise frontalière qui a chassé quelque 20.000 Colombiens du Venezuela.
Les ministres des Affaires étrangères de Colombie, Maria Angela Holguin, et du Venezuela, Delcy Rodriguez, « ont tenu une importante réunion à Quito pour discuter des questions sensibles de leur relation bilatérale », indique un communiqué commun lu par le chef de la diplomatie équatorienne, Ricardo Patiño.
La réunion qui a eu lieu à la demande des présidents d’Equateur, Rafael Correa, et d’Uruguay, Tabaré Vasquez, n’a cependant pas atteint son objectif: fixer une date pour une rencontre entre Juan Manuel Santos y Nicolás Maduro.
« Ayant fait de bons progrès dans le traitement de ces questions », ils vont pouvoir « consulter les présidents pour planifier une prochaine réunion présidentielle », poursuit le communiqué.
M. Patiño s’est dit optimiste pour la suite du dialogue entre les deux Etats, déclarant en conférence de presse que la réunion de samedi laissait apparaître des « résultats encourageants pour l’avenir des deux pays frères ».
« Nous allons continuer à travailler dans les prochains jours », pour s’accorder sur une date pour une rencontre, a-t-il ajouté.
La crise entre le Venezuela et la Colombie a débuté le 19 août lorsque M. Maduro a fermé une partie des plus de 2.000 km de frontière et décrété l’état d’exception. Il a justifié ces mesures en déclarant que des militaires vénézuéliens avaient été attaqués pendant une opération de lutte contre la contrebande, attaque qu’il a attribuée à « des paramilitaires colombiens ».
Quelque 20.000 Colombiens ont quitté, de gré ou de force, le Venezuela depuis le début de la crise, selon l’ONU.
Source: AFP
VENEZUELA
Le Venezuela dément avoir violé l’espace aérien de la Colombie
Le ministre vénézuélien de la Défense Vladimir Padrino Lopez a démenti lundi le fait qu'un avion militaire vénézuélien avait violé la veille l'espace aérien colombien.
Le ministre a tenu ces propos en réponse à une accusation faite par le gouvernement colombien.
M. Padrino Lopez a indiqué avoir appelé à une vérification de tous les vols effectués par l'armée de l'air vénézuélienne, qui a révélé qu'aucun d'entre eux n'avait survolé la Colombie.
"Les trajectoires de vol montrent qu'il n'y a pas eu de violation de l'espace aérien colombien par le Venezuela", a déclaré le ministre lors d'un entretien avec les médias vénézuéliens.
Dimanche, le commandant de l'armée de l'air colombienne, le général Carlos Bueno, avait demandé au Venezuela de cesser ses incursions en Colombie, notamment dans le département de Vichada (est).
Selon M. Bueno, un avion militaire vénézuélien aurait volé sur 10 km au sein de l'espace aérien de la Colombie dimanche dernier, et ce serait le second incident du genre en une semaine.
Cependant, M. Padrino Lopez a indiqué qu'"une patrouille de reconnaissance", menée par un appareil K-8, avait volé le long de la frontière samedi sans toutefois la transgresser.
"Nos pilotes ont suivi une formation professionnelle solide pour éviter de tels incidents", a-t-il affirmé.
Source: http://french.cri.cn/621/2015/09/15/301s449144.htm
FOREIGN POLICY: COMMENT A ÉTÉ FABRIQUÉE LA STAR DE L’OPPOSITION VÉNÉZUÉLIENNE LEOPOLDO LOPEZ
Dirigeant du parti d’opposition de droite Voluntad Popular (Volonté populaire) au Venezuela, Leopoldo López a été condamné jeudi 10 septembre 2015 à treize ans et neuf mois de prison par le Tribunal de justice de Caracas.
M. Lopez purgera sa peine dans le complexe carcéral de Ramo Verde situé dans la capitale où il était détenu depuis le 18 février 2014 à la suite des violences de rue, les « Guarimbas » (Lire « Venezuela : la fabrique de la terreur »), qui avaient, à partir du 12 février 2014 à Caracas, frappé le pays et provoqué sur l’ensemble du territoire la mort de quarante-trois personnes, ainsi que des centaines de blessés et de nombreux dégâts matériels.
Le fondateur de Voluntad Popular était accusé d’être le principal instigateur de ces événements. Le jugement du 10 septembre le rend coupable de « commission de délits d’incendie volontaire, d’incitation au trouble à l’ordre public, d’atteintes à la propriété publique et d’association de malfaiteurs ».
Qui est Leopoldo López ? Mémoire des luttes publie ci-dessous le portrait que lui a récemment consacré l’influente revue américaine Foreign Policy.
La suite de l’article sur http://www.medelu.org/Comment-a-ete-fabriquee-la-star-de
BOLIVIA
La Bolivie entre les 10 premiers pays dans la production de soya
La Bolivie se trouve aujourd'hui entre les 10 premiers producteurs de soya du monde et entre cinq de l'Amérique du Sud, selon un rapport de l'Institut Bolivien de Commerce Extérieur (IBCE).
Le rapport de l'IBCE, qui a comme cource des données du Département d'Agriculture des États-Unis, place au pays du haut plateau dans le dixième lieu, après les États-Unis, le Brésil, l'Argentine, la Chine, l'Inde, le Paraguay, le Canada, l'Ukraine et l'Uruguay.
En même temps le document souligne que le Brésil, les États-Unis, l'Argentine et le Paraguay sont les plus grands exportateurs du monde, dans tant la Chine, l'Union Européenne, le Mexique, le Japon, Taiwán et l'Indonésie sont ceux qui importent plus.
De 2006 à 2015 la production mondiale de soya a augmenté à 45 pour cent, un chiffre qui représente plus de 99 millions de tonnes.
Rm/mgt/hm
Bolivie: 9e Foire Internationale du Livre de Cochabamba
La 9e édition de la Foire Internationale du Livre du département bolivien de Cochabamba, a été officiellement présentée par la secrétaire de Développement Humain, de Casimira Rodríguez.
Nous allons réaliser un grand évènement, qui aura des composants éducatifs, Rodríguez a signalé dans l'inauguration. Selon le journal Los Tiempos, avec siège dans la ville centrale, la fête du livre se développera du 15 au 25 octobre prochain dans le Parc des expositions de la lagune Alalay.
Entre les activités auront lieu la rencontre nationale d'écrivaines, ateliers d'écriture créative et une rencontre de lecteurs dirigée par le Prix National de Novela-2002 Ramón Rocha Monroy.
Également la Chambre Départementale du Livre de Cochabamba fera une reconnaissance spéciale à la vaste trajectoire des écrivains Gaby Vallejo et Adolfo Cáceres, pour sa contribution à la litérature a annoncé son président, René Rivera.
Rm/mgt/rws
ARGENTINA
ISOLEMENT BRITANNIQUE CONCERNANT L’AFFAIRE DES MALOUINES
Après 50 ans de refus du dialogue sur le différend des Malouines, la Grande Bretagne a été écartée du reste du monde, a affirmé aujourd’hui un émissaire officiel de l’Argentine qui est venu aujourd’hui au Pérou à présenter la situation concernant les îles.
Le secrétaire national des Affaires sur les iles Malouines, Daniel Filmus, a signalé que cela fait un demi-siècle que les Nations unies ont déterminé qu’on doit donner une solution à ce sujet au moyen du dialogue et tout ce temps-là Londres l’a nié.
Il a souligné également les titres historiques qui soutiennent la souveraineté de son pays sur l’archipel de l’Atlantique sud de force par la Grande Bretagne au XIXe siècle.
Dans ce contexte, il a considéré une bonne nouvelle la récente élection de Jeremy Cobryn comme secrétaire général du Parti travailliste britannique.
Il a souligné, d’autre part, le recommencement de la remise des bourses d’étude en Argentine destinées aux jeunes des Malouines en signalant que son pays a été engagé pour le respect du style de vie des insulaires, mais que la souveraineté ne doit être abordée qu’au moyen du dialogue.
Il a répliqué l’argument de la Grande Bretagne que les habitants de cet île peuvent décider en signalant qu’il s’agit d’une population avec des caractéristiques de colonie du fait que les jeunes gens émigrent constamment et des émigrés de Londres parviennent à occuper ces îles.
Source: Prensa Latina