CUBA
Cuba va améliorer le système de protection des personnes âgées
Il est nécessaire d'instaurer une culture du vieillissement, car d'ici 2050 le nombre de personnes âgées va dépasser les trois millions et demi, a indiqué une nouvelle étude.
Lors d'une conférence de l'Institut global de la santé mentale, le Dr. Humberto Arencibia a déclaré que plus de 1 400 centenaires vivaient à Cuba et les personnes âgées représentent 2 millions 45 mille, soit 19 pour cent de la population.
Un nouveau Programme intégral du vieillissement, fait par le Centre de la recherche sur la troisième âge et dirigé par le Dr. Arencibia révèle des données et établit des stratégies visant à relever le défi représenté par l'augmentation du nombre de personnes âgées à Cuba.
L'étude travaille le vieillissement cérébral, les troubles cognitifs et tient compte des facteurs biologiques, économiques, sociales. Elle est menée conjointement avec le Centre des neurosciences, ajoute le Dr. Arencibia.
Cependant, le spécialiste a mis l'accent sur la nécessité de renforcer encore plus les lignes sociologiques dans cette sorte d'étude.
Des chercheurs prévoit que d'ici 35 ans, Cuba deviendrait le pays ayant la population la plus vieille en Amérique latine.
Cuba conclut un accord «historique» sur d'anciennes dettes
«Cet accord permet de résoudre définitivement la question de la dette de moyen-long terme de Cuba (...) qui n'était plus honorée depuis la fin des années 1980», a fait valoir le ministre dans un communiqué.
Les intérêts de retard, qui s'élèvent à 4 milliards de dollars, «seront intégralement annulés, tandis que les arriérés (environ 2,6 milliards de dollars) seront remboursés par Cuba sur une période de 18 ans afin de tenir compte de sa situation économique», précise le texte.
Dans un communiqué séparé, le Club de Paris, instance informelle qui regroupe des créanciers publics, et mène régulièrement ce type de négociations, a expliqué que «cet accord offre un cadre de résolution définitive et durable à la question des arriérés dus par la République de Cuba au Groupe des Créanciers de Cuba, soit un stock total de dettes de 11,1 milliards de dollars (dont les intérêts de retard) au 31 octobre 2015».
Le Club de Paris précise que ce groupe de créanciers réunit l'Australie, l'Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, le Japon, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse.
Selon le ministère français des Finances, «cette négociation vient parachever des discussions au sein desquelles la France, premier créancier de Cuba et présidente du groupe ad hoc des créanciers, a joué un rôle moteur essentiel».
Dans ce cadre, la France précise qu'elle «procédera comme les autres créanciers à l'annulation des intérêts de retard», tandis que le capital qu'elle avait prêté à Cuba et les intérêts originels, soit 470 millions de dollars, sera pour partie remboursé, le reste (230 millions de dollars) étant converti «en projets de développement à Cuba à titre d'effort bilatéral additionnel».
Cet accord représente une nouvelle étape dans la normalisation des rapports entre Cuba et les pays occidentaux, après l'accord historique annoncé il y a un an par La Havane et Washington, qui a conduit au rétablissement cet été des relations diplomatiques entre les États-Unis et l'île communiste, après un demi-siècle de rupture.
AYITI
Haïti: plus de 200 000 enfants exploités comme domestiques
Plus de 200 000 enfants haïtiens de moins de 15 ans, séparés de leurs parents biologiques, travaillent dans des conditions inacceptables révèle une étude menée par une vingtaine d'organisations nationales et internationales sous la direction du ministère des Affaires sociales.
« Ce chiffre de 207 000 enfants est insupportable », affirme Ariel Henry. « C'est une problématique complexe qui fait appel à des habitudes culturelles et changer les mentalités ne se fait pas à coup de décret », a reconnu vendredi le ministre haïtien des Affaires sociales et du Travail.
Le phénomène des enfants en domesticité, les « restaveks » (mot créole qualifiant ces jeunes « qui restent avec » une famille autre que la leur), est une solidarité traditionnelle en Haïti où les parents les plus pauvres, majoritairement vivant en zone rurale, placent leurs enfants chez un proche ou un tiers dans l'espoir qu'ils aient de meilleures conditions de vie et notamment accès à l'éducation.
Ainsi, un enfant haïtien sur quatre ne vit pas avec ses parents biologiques. Si beaucoup de jeunes bénéficient réellement d'un meilleur environnement de vie, trop se retrouvent abusés, devenus domestiques du foyer d'accueil dans des conditions analogues à l'esclavage.
Les conventions internationales et le droit haïtien fixent à 15 ans l'âge minimum d'accès à l'emploi et à 14 heures hebdomadaires la limite acceptable qu'un enfant passe à effectuer des tâches ménagères dans son foyer.
Mais l'étude publiée vendredi montre que parmi les 207 000 mineurs exploités (âgés de moins de 15 ans et travaillant plus de 14 heures par semaine), 24 % travaillent même parfois la nuit.
Au-delà des peines physiques et de la charge de travail empêchant l'enfant de suivre sa scolarité, les autorités et partenaires internationaux s'inquiètent des souffrances psychologiques vécues par ces enfants.
« Les violations des droits de l'enfant arrivent avant même que l'enfant ne commence à travailler », explique Inah Kaloga, responsable de la protection de l'enfance à l'UNICEF. « La séparation est un premier choc qui est suivi d'un deuxième qui est la différence de traitement avec les enfants de la famille d'accueil. Et la situation peut se détériorer avec des brimades et des châtiments corporels », s'alarme-t-elle.
Faire condamner ces abus est le crédo de la directrice de l'Institut du bien-être social et de recherches (IBESR), l'administration nationale en charge de la protection de l'enfance.
« Ces enfants sont exploités par des citoyens haïtiens qui ont l'impression d'aider », s'insurge Arielle Jeanty Villedrouin. « Nous devons tous nous révolter car c'est une perte non seulement pour l'enfant mais pour la société tout entière », affirme la directrice de l'IBESR.
L'éradication du travail des enfants est un défi de taille pour Haïti car près de 60 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, avec moins de 2,44 dollars par jour.
MEXICO
Mexique: la présence des femmes à l'UNAM s'accroît
La présence des femmes dans la prestigieuse Université nationale autonome du Mexique (UNAM) a été renforcée au cours de huit dernières années, révèle aujourd'hui un résumé du livre présenté par l'ex-recteur José Narro.
Les femmes représentent 51 pour cent de l'inscription universitaire et en 2013-2014 les femmes ont été majoritaires en 15 des 24 écoles et facultés, y compris les unités de Léon, Guanajuato et Morelia».Narro a assuré que lors de son travail au sein du rectorat l'inscription féminine a augmenté de 17 pour cent au niveau de diplômés et de 25 pourcent le nombre des titulaires.
Le plus grand nombre de diplômes et 60 pour cent des titulaires d'une licence sont aussi des femmes. Au niveau des post-universitaires, l'inscription est majoritairement féminine et chaque fois se diplôment plus de masters et docteures.
VENEZUELA
Le président vénézuélien Maduro accuse l'opposition de «déstabilisation»
Le président vénézuélien Nicolas Maduro a accusé l'opposition, qui vient de remporter une victoire écrasante aux élections législatives, de vouloir mener une «déstabilisation» de son pouvoir et a annoncé une contre-offensive sur le plan économique.
M. Maduro a tenu ces propos vendredi à l'issue d'un congrès extraordinaire de son Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) qu'il avait convoqué à Caracas après que le parti chaviste a subi dimanche sa pire défaite électorale.
«La droite se prépare uniquement à poursuivre son schéma de déstabilisation et de coup d'État permanent, en utilisant la Constitution», a lancé le président vénézuélien.
L'opposition, réunie au sein de la Table de l'unité démocratique (MUD), a remporté lors des élections législatives de dimanche la majorité qualifiée des deux tiers des sièges au Parlement unicaméral, ce qui lui confère de larges prérogatives, dont celle de provoquer un départ anticipé du chef de l'État en écourtant son mandat.
«Ce n'est pas le temps de la cohabitation ni de la coexistence avec la bourgeoisie ni avec l'impérialisme», a déclaré M. Maduro, rapportant une conversation avec son vice-président Jorge Arreaza. Il a estimé que sa défaite était liée à «une guerre économique» provoquée par la droite alliée à des entreprises et à l'administration américaines.
Concédant que beaucoup de choses devaient être réformées au Venezuela, «en premier l'économie», le président Maduro a appelé à une réunion de son parti pour discuter d'un modèle économique socialiste qui n'a pas été appliqué car il est «resté sur le papier».
Il a annoncé une «contre-offensive révolutionnaire» au premier trimestre de l'an prochain dont «l'économie sera la priorité».
Le chef de l'État a reconnu «des erreurs» dans sa gestion passée du pays, évoquant notamment «la bureaucratie « et «la corruption».
Deux anciens ministres très influents du défunt président Hugo Chavez ont estimé mercredi que le pays traversait «une vraie catastrophe» économique et que le parti chaviste était le responsable de la déroute électorale.
L'opposition a remporté une victoire historique en 16 ans de chavisme dans un climat de mécontentement populaire suscité par la profonde crise économique frappant le pays pétrolier.
L'économie du pays s'est effondrée, emportée par la chute des cours du pétrole, dont il dispose des plus importantes réserves de la planète, se traduisant pour les habitants par des pénuries et une inflation avoisinant les 200 % selon les experts.
BRAZIL
Brésil: la campagne pour la destitution de Dilma Rousseff ne lève pas
La campagne de manifestations lancée par l'opposition brésilienne pour réclamer la destitution de la présidente de gauche Dilma Rousseff a peu mobilisé dimanche, à l'image de Brasilia où seuls quelques milliers de personnes avaient répondu présentes.
Selon la police, 6000 manifestants (30 000 selon les organisateurs) ont défilé dans la capitale fédérale parcourant, derrière une poupée gonflable de la présidente maquillée en «Pinocchio», l'avenue qui relie le musée de la République au Congrès où, la semaine dernière, députés partisans et adversaires de la destitution en étaient venus aux mains.
Le dispositif policier avait été prévu pour 60 000 manifestants, a indiqué à l'AFP le commandant de la police militaire, Alexandre Sergio.
«Le temps a montré l'incapacité de Dilma (Rousseff) à gouverner. Elle conduit le pays au fond du trou. Il y a des éléments pour un "impeachment". Elle a maquillé les comptes publics», a déclaré à l'AFP, Adriano de Queiroz, un ingénieur de 36 ans.
Ailleurs dans le pays, la mobilisation a également été faible.
À Rio et Sao Paulo, les deux plus grandes villes du Brésil, les manifestations démarraient plus tard en journée.
«Nous attendons moins de monde aujourd'hui, car pour les autres manifestations (de mars, avril et août) nous avions eu deux ou trois mois pour les organiser, a déclaré à Sao Paulo à l'AFP Kim Kataguiri, coordinateur national du Mouvement Brésil Libre, l'un des plus actifs contre le gouvernement. «Celle d'aujourd'hui est un signe que la population revient dans les rues et est attentive au processus d'"impeachment"», a-t-il néanmoins estimé.
À Rio, les manifestants, qui affirmaient être 6000, se sont rassemblés sur la plage de Copacabana, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «Destitution maintenant!» ou «Dehors les corrompus!» et «Dehors Dilma!».
«Je suis pour la destitution de Dilma parce que le pays ne changera que si elle quitte le pouvoir», a affirmé à l'AFP, Alaide Nobrega Pereira, une retraitée de 69 ans. «Qu'on mette quelqu'un d'autre à sa place et qu'il remette le pays sur les rails !»
Test de l'insatisfaction populaire
Les manifestations de dimanche étaient considérées comme un test pour mesurer l'insatisfaction populaire qui pourrait peser sur le vote des parlementaires lors de la procédure de destitution de Mme Rousseff, accusée de maquillage des comptes publics.
Avec une cote de popularité de 10 % seulement, la présidente pâtit de la récession économique et du scandale de corruption au sein de la compagnie pétrolière nationale Petrobras qui éclabousse le Parti des travailleurs (PT, gauche).
Le gouvernement qui a constitué un cabinet de crise pour suivre le processus de destitution de la présidente estime que ces manifestations de dimanche seront moins importantes que celles d'août qui avaient réuni 879.000 personnes, selon la police et deux millions selon les organisateurs, dans ce pays de 204 millions d'habitants.
Réélue de justesse fin 2014, Mme Rousseff, qui lutte pour sa survie politique, se dit victime d'une tentative de «coup d'État» institutionnel «sans fondement» juridique, ourdie par une opposition n'ayant pas digéré sa défaite électorale de 2014
Le calendrier de la procédure de destitution n'est pas encore connu : il dépendra de l'annulation ou non des vacances parlementaires, prévues du 22 décembre au 1er février.
Deux tiers des votes des députés (342 sur 513) seront nécessaires pour prononcer la mise en accusation de Mme Rousseff devant le Sénat
ECUADOR
L'Equateur parlera avec la Colombie et le Pérou sur l'accord-échange avec l'UE
Le président équatorien, Rafael Correa, a annoncé que dans les réunions binationales prévues pour la semaine prochaine avec la Colombie et le Pérou abordera l'accord commercial avec l'Union européenne (UE).
Le président a confirmé qu'il tiendra des réunions séparées avec ses homologues de la Colombie, Juan Manuel Santos, et le Pérou, Ollanta Humala, et les deux poursuivent le même objectif pour un dialogue franc de promouvoir la compréhension.
Votre pays cherche l'approbation des deux voisins pour conclure une affaire qui a l'approbation du Parlement européen, cependant, Colombie et le Pérou ont fait objection et les désaccords sur les garanties tarifaires appliquées par l'Équateur depuis Mars soulevé ici à 2015.
La décision économique pourmesurer à la dévaluation imposée par les deux pays pour protéger les marchés équatoriens et des emplois, aussi pour le manque de sa propre monnaie, il a expliqué Correa.
Lors d'un échange avec les médias dans la ville équatorienne de Latacunga, dans la province centrale de Cotopaxi, le chef de l'Etat a expliqué que l'absence d'un instrument d'ajustement externe et la dévaluation, l'exécutif a choisi de garanties.
Ces 30 pour cent des importations plus chères, mais la Colombie dévalué sa monnaie de 60 pour cent, une situation que le dignitaire comparé à être dans une bague avec une camisole de force.
On aurait préféré 10 fois pour avoir le taux de change, ils ont utilisé le taux de change, la Colombie et le Pérou, pour contrer les problèmes externes à nous, nous avons eu d'autre choix que d'utiliser des garanties, beaucoup moins forte que la dépréciation de la monnaie, il a déclaré. Les réunions binationales auront lieu le 15 Décembre dans la ville colombienne de Cali, et trois jours plus tard, le 18, dans la ville péruvienne de Jaén, région de Cajamarca.
BOLIVIA
Le ministère bolivien de la Santé prêt à faire face à El Niño
Le ministère bolivien de la Santé est prêt aujourd'hui à faire face l'arrivée du phénomène El Niño, a confirmé la ministre Ariana Campero.
Mme. Campero a affirmé qu'il y a 100 médecins compétents qui intègrent une brigade de réponse rapide en cas d'urgence produits par ce phénomène climatique.
Elle a indiqué que le ministère compte 100 autres médecins qui sont également prêt à affronter n'importe quelle situation.
Mme. Campero a précisé que les ministères de la Santé, de la Défense, du Développement rural, de l'Environnement, de la Planification et du Développement de la production soutiendront le plan d'urgence qui sera mis en place pour contrer les effets du phénomène climatique El Niño.
Un rapport du ministère de la Défense indique que ces ministères auront un budget d'environ 14,8 millions de dollars pour aider à minimiser les effets négatifs de l'événement climatique.