C.E.L.A.C.
Sommet CELAC-UE: DÉCLARATION AU SUJET DES PROCESSUS DE RESTRUCTURATION DES DETTES
Nous, les représentants de divers secteurs de la société civile, patronale, syndicale et politique, réunis à Bruxelles, le 10 juin 2015, à l’occasion des activités du II Sommet CELAC-UE, signons la présente déclaration :
Nous reconnaissons les efforts de la République argentine par rapport aux engagements assumés dans le cadre du processus de restructuration de sa dette souveraine et nous refusons énergiquement l’actionnement d’un groupe minoritaire de détenteurs des titres de la dette souveraine pas encore restructurée (fonds vautours).
Nous sommes convaincus que la décision de la justice américaine concernant le processus de restructuration de la dette souveraine de la République argentine non seulement conditionne le développement économique et social du pays, mais aussi elle expose à l’échec les futures restructurations des dettes souveraines et la stabilité de l’ensemble du système financier international.
Nous demandons également à la communauté internationale de s’engager à la conformation d’une architecture financière internationale qui entrave l’actionnement des groupes spéculatifs et, c’est pour cela que nous manifestons l’importance et le besoin de disposer des outils menant à des accords raisonnables et définitifs entre les créanciers et les débiteurs souverains, pour faire face aux problèmes de soutenabilité de la dette d’une façon ordonnée.
Nous affirmons que la résolution A/RES/68/304 « Vers l’établissement d’un cadre juridique multilatéral applicable aux opérations de restructuration de la dette souveraine », présentée par le G77 + Chine à l’Assemblée générale des Nations Unies, et adoptée le 9 septembre 2014, représente un changement fondamental dans les débats à propos de la restructuration des dettes, et c’est pour cela que nous incitons à continuer de travailler dans ce sens.
CUBA
LA SORTIE DE CUBA DE LA LISTE DE PAYS QUI PROMEUVENT LE TERRORISME EST RATIFIÉE
Le gouvernement des États-Unis a ratifié la sortie de Cuba de la liste de présumés pays qui promeuvent le terrorisme international en publiant la décision prise à ce sujet dans le Registre Fédéral, journal officiel du gouvernement étasunien.
La note signale que Washington maintient des préoccupations et des divergences avec La Havane, mais qu’il n’existe pas de critères importants pour maintenir cette politique et que le fait reflète la conviction étasunienne du fait que Cuba réunit les conditions pour être exclue de la liste.
Depuis le début des conversations bilatérales entre nos deux pays, Cuba a réaffirmé que l’exclusion de cette liste était une question de justice élémentaire car elle n’aurait jamais dû y être incluse.
MEXICO
El Bronco», premier gouverneur indépendant de l'histoire du Mexique
Personnage haut en couleur, Jaime Rodriguez, alias «El Bronco», a créé la surprise au Mexique en devenant le premier candidat indépendant élu à un poste de gouverneur lors des élections locales de dimanche, selon des résultats officiels.
Cet ingénieur agronome propriétaire d'un ranch, souvent coiffé d'un chapeau de cow-boy et passionné de baseball, a largement devancé les candidats des partis traditionnels dans le riche État industriel du Nuevo León (nord), à l'issue d'un scrutin qui a permis d'élire neuf gouverneurs, 500 députés et 900 conseils municipaux.
«Nous allons commencer la seconde révolution mexicaine ici», a lancé M. Rodriguez, 57 ans, à ses partisans réunis à Monterrey dans la soirée. Il a remporté près de 49 % des voix, loin devant la candidate du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), formation du président Enrique Peña Nieto, qui n'obtient que 23,6 % des votes du Nuevo León.
Cet ancien maire connaît bien les arcanes de la politique pour avoir milité pendant trois décennies au PRI et il a su capitaliser sur le mécontentement des Mexicains envers le système, tout en mettant à profit une réforme qui depuis l'an dernier autorise les candidatures indépendantes
Connu pour un franc-parler qui lui a valu son surnom, «El Bronco» («la grande gueule») avait claqué la porte du PRI en octobre après avoir échoué à obtenir l'investiture et s'est positionné durant toute la campagne comme le champion de l'anti-système, se disant déterminé à combattre la corruption.
«L'État du Nuevo León n'est pas mauvais. Ce qui est mauvais, ce sont ses dirigeants corrompus», affirmait-il dans une récente interview, truffée d'expressions populaires et de formules percutantes.
Usant des réseaux sociaux pour renforcer son image de candidat alternatif, Jaime Rodriguez assure avoir dépensé bien moins que les trois millions de dollars prévus pour les campagnes indépendantes.
Son élection «est l'un des plus importants résultats de ce scrutin, car cela aura des répercussions politiques à long terme», estime Luis Carlos Ugalde, ancien président de l'Institut électoral national (INE), soulignant que «cette victoire est un défi pour les partis traditionnels».
Mais certains soulignent que le nouveau gouverneur est un pur produit de la formation au pouvoir.
«Il n'a pas pu obtenir l'investiture du parti, alors il s'est lancé comme candidat indépendant», explique José Antonio Crespo, expert politique au Centre de recherches et d'enseignement économiques (CIDE).
«El Bronco» a gagné sa popularité à la mairie de Garcia, banlieue de Monterrey, où entre 2009 et 2012 il a dû affronter un cartel de narcotrafiquants ultra-violents, les Zetas.
COLUMBIA
DES LÉGISLATEURS FÊTENT L’ANNULATION DE L’ACCORD COLOMBIE-OTAN
Des activistes et des parlementaire ont soutenu jeudi l’annulation par la Cour constitutionnelle de l’accord de coopération entre la Colombie et l’Otan, déclaré inapplicable pour vice de forme.
Sur leurs comptes Twitter, des sénateurs et des représentants de la Chambre ont exprimé leur soutien à la décision de la Cour qui a décelé des failles juridiques dans le texte du document signé à Bruxelles en 2013, ainsi que des infractions dans le processus de vote au Sénat du pays.
Je me félicite de la décision de la Cour constitutionnelle sur l’accord avec l’Otan, a affrimé le parlementaire Ivan Cepeda sur Twitter.
Cet accord légalisait l’échange des informations secrètes entre le gouvernement colombien et l’Otan, ainsi qu’il permettait d’autres actions dont le renforcement des capacités des forces militaires dans le pays sud-américain.
L’accord pourrait nous placés dans une situation très complexe à niveau régional car ce type d’accord génère des conflits, a signalé le représentant Victor Javier Correa, membre du parti Polo Democratico Alternativo
VENEZUELA
A BRUXELLES, LES PAYS LATINO-AMÉRICAINS REJETTENT L’INGÉRENCE AU VENEZUELA
Les pays de l’Amérique Latine ont condamné l’ingérence dans les affaires internes du Venezuela , lors de l’EuroLat, l’Assemblée Parlementaire Euro-latino-américaine, qui a conclu ce vendredi à Bruxelles , la capitale belge.
Lors de la réunion de deux jours, certains députés européens ont essayé d’inclure dans la déclaration finale de la réunion, une motion contre la Révolution Bolivarienne , laquelle a été rejetée unanimement par les représentants latino-américains qui se sont opposés à l’ingérence dans la défense de ce qui concerne les droits des peuples à leur autodétermination.
A ce sujet, le coprésident de l’Eurolat, le salvadorien, José Leonel Vázques, a dénoncé le fait que certaines personnes en Europe sont en train de diagnostiquer la carence des élections libres au Venezuela , et même avant qu’elles soient réalisées, ce qui est faux .
D’autre part, durant la huitième session de l’EuroLat, les législateurs qui y participaient ont signalé leur satisfaction au sujet des conversations actuelles entre Cuba et l’Union Européenne pour obtenir un Accord de Dialogue Politique et de Coopération , ainsi qu’au sujet des négociations entre La Havane et Washington avec l’objectif de rétablir leurs relations diplomatiques.
BOLIVIA
LA BOLIVIE ET LA RUSSIE SIGNERONT UN ACCORD DE COOPÉRATION NUCLÉAIRE
La Bolivie et la Russie signeront un accord de coopération nucléaire en juin, a annoncé vendredi l’agence de presse nationale bolivienne (ABI).
Le ministre bolivien des Hydrocarbures et de l’Energie Luis Alberto Sanchez a déclaré qu’il se rendrait en Russie au cours de la deuxième moitié du mois de juin pour signer un accord avec Rosatom, l’agence russe de l’énergie atomique, en vue de construire une centrale nucléaire dans le pays d’Amérique du Sud, selon ABI.
« Nous allons signer un accord, un protocole avec Rosatom, l’une des plus grandes entreprises d’énergie nucléaire », qui a « le savoir-faire et toute l’expérience nécessaire pour nous aider dans ce domaine », a expliqué M. Sanchez.
Selon lui, la technologie nucléaire sera d’abord appliquée dans les domaines médical et industriel et le premier réacteur de recherche sera prêt « d’ici 2020″.
Lors de son séjour en Russie, M. Sanchez participera également au 19e Forum économique international de Saint-Pétersbourg pour promouvoir les opportunités d’investissement dans le secteur énergétique du pays.
En octobre 2014, le président bolivien Evo Morales avait annoncé la construction de la première centrale nucléaire du pays à La Paz d’ici 2025 avec des investissements de plus de deux milliards de dollars
ARGENTINA
Buenos Aires crie au sabotage après un accident ferroviaire
Le chef du gouvernement argentin a attribué lundi à un sabotage et à une «mafia» la collision ferroviaire survenue dimanche soir près de Buenos Aires, qui a blessé légèrement 40 personnes.
«Il y a une mafia derrière tout ça, composée d'hommes d'affaires et non de syndicalistes, qui agissent uniquement pour leur propre profit», a déclaré Anibal Fernandez, le chef du gouvernement argentin, lors d'une conférence de presse.
Deux trains de banlieue sont entrés en collision à la sortie de la gare de Temperley, banlieue sud de Buenos Aires, où le ministre argentin des Transports et candidat à la présidentielle devait inaugurer lundi matin 52 nouveaux wagons, mis sur les rails dans le cadre d'un plan de rénovation ferroviaire.
«Comme par hasard, cela se produit la veille de l'inauguration de 52 nouveaux wagons à Temperley. Moi, je ne crois pas au hasard», a ajouté le chef de gouvernement.
«Le conducteur du train a ignoré deux alertes lumineuses lui indiquant de s'arrêter et a embouti une locomotive qui était en train de manœuvrer», selon Anibal Fernandez.
Parmi les 40 blessés, une seule personne était encore hospitalisée lundi matin.