Rencontre avec Ramón Grosfoguel, Professeur de "Ethnic Studies" à L"Université de Californie à Berkeley.
Malgré la décolonisation formelle, une colonialité globale perdure sous des formes multiples et imbriquées : les dominations fondées sur le genre, la race, les pratiques sexuelles, la langue, la spiritualité, etc. La décolonisation du monde appelle une politique nouvelle, qui, au-delà des affirmations identitaires (cultural studies) et des relations de travail (marxisme), donne toute leur place aux savoirs situés, ouvre une géopolitique de la connaissance. Il s'agit moins alors de prendre le pouvoir que d'inventer des institutions collectives, locales et globales.