SUD AMERICA
Réunion au sommet A Bruxelles pour renforcer les relations UE-Amérique Latine
Les dirigeants de 61 pays européens, latino-américains et caribéens se sont retrouvé mercredi et jeudi à Bruxelles pour renforcer leurs liens commerciaux et diplomatiques, sans les présidents du Venezuela et de Cuba, qui font faux bond.
Ce sommet entre les 28 pays de l’Union européenne et la Communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (Celac, 33 membres) sera l’occasion de multiples échanges, notamment au cours d’une retraite des chefs d’Etat ou de gouvernement pour discuter en tête-à-tête des questions internationales, jeudi matin.
A quelques mois de la conférence de Paris sur le climat, le thème du réchauffement de la planète devrait être un des plus débattus, étant donné le nombre d’Etats insulaires plus directement concernés par le risque d’une montée du niveau des eaux, a fait remarquer le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patino, au cours d’un point de presse aux côtés de Mme Federica Mogherini, qui dirige la diplomatie européenne.
Le processus de paix en Colombie, la reconstruction d’Haïti ou encore les réformes à Cuba seront aussi au menu des discussions, a ajouté M. Patino, dont le pays préside actuellement la Celac.
L’UE est le premier investisseur étranger en Amérique du Sud et dans les Caraïbes (40% du total) et contribue beaucoup à l’aide au développement du sous-continent.
Nous avons plus d’investissements dans cette région qu’en Russie, Chine et Inde cumulées, a fait valoir Mme Mogherini, parlant de l’UE et de la Celac comme des deux grands espaces économiques les plus intégrés au monde.
En marge de la réunion, la crise grecque risque d’occuper les dirigeants européens. Une consultation entre le Premier ministre grec Alexis Tsipras et la chancelière allemande Angela Merkel est prévue, à un moment où les négociations avec les créanciers se révèlent très âpres.
Côté Celac, la présidente argentine Cristina Kirchner, le Vénézuélien Nicolas Maduro ou encore le Cubain Raul Castro seront absents.
Ce dernier avait fait le déplacement au précédent sommet, en janvier 2013 à Santiago du Chili. L’UE, qui a toujours maintenu le lien avec le régime castriste malgré des critiques régulières sur les droits de l’homme, essaie de profiter de l’élan donné par la reprise des contacts entre La Havane et Washington pour conclure son propre accord avec l’île. Des négociations sont prévues pour la semaine prochaine à Bruxelles.
Si la situation politique et économique du Venezuela n’est pas officiellement au menu, les inquiétudes exprimées par l’UE quant au traitement des opposants et les termes durs du Parlement européen, qui dénonce les persécutions et la répression du régime, expliquent peut-être pourquoi M. Maduro boude le sommet.
La commissaire européenne chargée du Commerce, Cecilia Malmström, compte profiter de ce sommet pour tenter de débloquer, avec les ministres du Mercosur (le bloc économique formé par le Brésil, l’Uruguay, le Paraguay, l’Argentine et plus récemment le Venezuela), les négociations en vue d’un accord commercial de grande ampleur UE-Mercosur, qui piétinent depuis des années.
Ensemble, les pays de l’UE et de la Celac -soit plus d’un milliard d’habitants- représentent presque un tiers des membres des Nations unies et peuvent avoir un impact décisif dans les négociations internationales, a fait valoir un responsable européen, citant notamment la perspective d’une assemblée générale de l’ONU sur les drogues en 2016.
L’UE souhaite mieux identifier les domaines concrets dans lesquels nous pouvons coopérer, que ce soit en termes de soutien aux pays qui ont besoin d’une aide dans leurs efforts de développement, ou alors en engageant un partenariat plus égalitaire avec (…) le Chili, le Brésil, l’Uruguay et la Colombie, qui sont depuis longtemps des économies émergentes, a-t-il ajouté.
L’Union européenne doit aussi annoncer sa contribution à un projet de câble en fibre optique sous l’Atlantique entre Lisbonne et Fortaleza, au Brésil.
La coopération avec la Chine sur la capacité de production bénéficiera aux relations économiques avec l’UE
La coopération entre la Chine et l’Amérique latine en matière de capacité de production, qui vise à améliorer l’industrie et les infrastructures en Amérique latine et est ouverte aux tiers, bénéficiera aux relations économiques entre l’Union européenne (UE) et l’Amérique latine.
Le sommet entre l’UE et la Communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), qui a eu lieu plus tôt cette semaine à Bruxelles, s’est achevé par un nouvel accord s’engageant à promouvoir davantage les relations entre les deux parties.
L’UE a promis d’investir 800 millions d’euros (environ 902 millions de dollars) dans différents secteurs pour aider à soutenir le développement des nations de la CELAC, selon le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.
L’UE et le Mercosur, qui regroupe l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay et le Venezuela, se sont également engagés mercredi à accélérer leurs négociations commerciales dans les mois à venir.
Le sommet, qui vise à renforcer les relations économiques entre l’UE et la CELAC, a eu lieu deux semaines après la tournée en Amérique latine du Premier ministre chinois Li Keqiang en mai, lors de laquelle M. Li avait proposé aux pays d’Amérique latine de coopérer avec la Chine dans le renforcement des capacités de production et souligné que cette coopération était ouverte aux Etats-Unis et à l’Europe, dotés de technologies avancées.
Depuis des siècles, les pays d’Amérique latine et des Caraïbes servent de fournisseurs de matières premières à l’Europe et aux marchés de produits à haute valeur ajoutée européens.
A présent, touchée par l’affaiblissement du marché international et la chute des prix des produits de base, l’Amérique latine a de toute urgence besoin de capitaux et de technologies pour développer ses infrastructures, améliorer ses capacités de production et réduire sa forte dépendance aux exportations de matières premières afin de maintenir sa croissance économique et son développement durable.
Le moment est venu pour la Chine et l’Amérique latine de coopérer dans le renforcement des capacités de production, car la Chine est dotée d’équipements et de technologies économiques et l’Amérique latine a besoin de construire des infrastructures et d’améliorer son industrie.
Cette coopération servira de modèle pour la coopération Sud-Sud et fournira de nouveaux moyens à la coopération Nord-Sud.
Comme l’a mentionné le Premier ministre chinois, une partie de la capacité de production de haute qualité transférée de la Chine à l’Amérique latine provient d’entreprises de pays développés, tels que l’Allemagne et la France, membres de l’UE.
En ce sens, ces pays développés d’Europe participent à la coopération entre la Chine et l’Amérique latine dans le renforcement des capacités de production, d’autant que les deux parties continuent à approfondir leurs relations de coopération.
Avec l’amélioration de leur industrie, les pays d’Amérique latine pourront fournir plus de produits de meilleure qualité pour le marché européen, tandis que les membres de l’UE auront plus de choix pour investir dans ce continent avec l’élargissement des relations économiques.
La coopération entre la Chine et l’Amérique latine dans le renforcement des capacités de production, ouverte aux tierces parties, cherche non seulement à obtenir des résultats mutuellement bénéfiques pour la Chine et l’Amérique latine, mais aussi à esquisser un scénario qui profiterait à tous les pays, qu’ils soient en développement ou développés
Le président pro tempore de la CELAC lance un appel à consolider la Grande Patrie
Le président pro tempore de la Communauté des États Latino-américains et Caribéens, Rafael Correa, a lancé un appel à consolider l’unité latino-américaine et caribéenne lors de son intervention de clôture au Sommet des Peuples, qui s’est déroulé en parallèle du Sommet CELAC-Union Européenne.
Le président équatorien a signalé que l’heure est venue de consolider la Grande Patrie et il a expliqué que l’unité régionale est une question de survie pour les pays d’Amérique latine et des Caraïbes.
Rafael Correa a condamné toutes les formes d’ingérence et de nécolonialisme dans la région y compris le décret émis par le président Barack Obama contre le Venezuela.
Après avoir signalé que le processus de rétablissement des relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba n’est pas une initiative de Washington et qu’il est le fruit des années de luttes du peuple cubain, Rafael Correa a estimé que la défense du blocus et l’occupation de Guantanamo sont injustifiables.
Venus de 43 pays, plus de 1500 représentants de 341 organisations se sont réunis à Bruxelles et ils se sont opposés à la discrimination, au racisme, aux injustices sociales, au néolibéralisme et aux guerres impérialistes. Les participants se sont engagés dans la déclaration finale de ce Sommet à combattre pour l’égalité, la démocratie participative et la justice sociale.
Le MERCOSUR et l’Union Européenne continueront leur dialogue pour parvenir à un accord commercial
La présidente brésilienne Dilma Rousseff, a déclaré que le Marché Commun du Sud (MERCOSUR) et l’Union Européenne continueront leur dialogue afin de parvenir à la signature d’un accord de libre-échange.
Au terme du deuxième Sommet Communauté des États Latino-américains et Caribéens (CELAC)- Union Européenne, Dilma Rousseff a insisté sur l’importance pour le MERCOSUR de présenter une proposition d’accord aux Européens.
Dilma Rousseff a ajouté que le bloc européen doit trouver un consensus car il doit obtenir l’accord des 28 pays membres pour pouvoir signer un accord de ce type.
REPUBLICA DOMINICANA
Des milliers d'Haïtiens craignent une expulsion imminente
Les Haïtiens résidant en République dominicaine, mais n'ayant pas réussi à régulariser leur situation à temps, dans le cadre d'un plan arrivé à expiration mercredi, redoutaient jeudi une expulsion imminente du pays.
Selon le Mouvement justice migratoire, qui regroupe des organisations de la communauté haïtienne et des syndicats, 200 000 des plus de 450 000 Haïtiens que compte le pays n'ont pas pu participer à cette campagne de régularisation et risquent désormais d'être rapatriés en Haïti.
Le gouvernement de Danilo Medina a lui commencé le traitement des demandes de régularisation des plus de 250 000 étrangers ayant pu prendre part au plan.
«Nous avons une base de données, avec des photos, des empreintes, et nous sommes en train de compléter les données des formulaires pour ensuite appeler et convoquer» les étrangers régularisés afin de leur remettre leurs papiers, sous forme d'étiquette sur leur passeport ou de carnet à part, valable deux ans, a expliqué à la presse Samir Santos, directeur général du plan.
Des scènes de panique et de bousculade se sont multipliées ces derniers jours en République dominicaine, alors que des milliers d'Haïtiens, qui constituent la communauté étrangère la plus importante du pays, mais aussi la plus pauvre, se précipitaient au ministère de l'Intérieur pour régulariser leur situation.
Une panique accentuée par la préparation, par le gouvernement, de plusieurs bus et centres de rétention pour organiser les rapatriements des étrangers en situation irrégulière, après l'arrivée à expiration mercredi du plan national.
Plusieurs ONG ont plaidé jeudi pour un traitement humain dans ces éventuelles expulsions : «Que les enfants restent avec leurs familles, pour éviter les expulsions d'adultes sans enfants et le transfert collectif d'enfants avec des adultes qu'ils ne connaissent pas», a demandé la coalition ONG pour l'enfance.
Les ONG Plan International, Save the Children et Word Vision ont également souhaité, en conférence de presse, que le gouvernement respecte les droits des enfants.
NICARAGUA
Nicaragua: nouvelle manifestation contre le projet de canal
«Non au Canal», ont crié les manifestants, accusant le président Daniel Ortega de «vendre la patrie» avec ce projet, confié au groupe chinois HK Nicaragua Development Investment (HKND).
Agitant des drapeaux nicaraguayens et clamant «Dehors les Chinois», les opposants au chantier étaient venus de différents endroits du pays pour défiler à Juigalpa, à 140 kilomètres au sud-est de Managua.
Il s'agissait de la 47e manifestation depuis le lancement de ce chantier estimé à 50 milliards de dollars et, selon les organisateurs, celle qui a attiré le plus grand nombre avec 15 000 participants, un chiffre que n'ont pas confirmé les autorités.
Les manifestants, principalement des agriculteurs dont le terrain se trouve sur le tracé du canal, ont reçu le soutien de députés de l'opposition et d'organisations des droits de l'homme et de défense de l'environnement.
HKND, une entreprise chinoise inconnue dont le siège se trouve à Hong Kong, a obtenu en juillet 2013 du président Ortega une concession de 50 ans renouvelable pour creuser et exploiter cette voie entre océans Atlantique et Pacifique.
La construction de ce canal de 278 km de long, qui doit concurrencer son célèbre voisin du Panama, devrait se terminer en 2019. Le chantier a été inauguré le 22 décembre dernier, mais le creusement du canal est prévu pour 2016.
L'ouvrage traversera le lac Cocibolca, deuxième réserve d'eau douce d'Amérique latine. Il provoquerait par ailleurs le déplacement d'environ 30 000 personnes.
Investisseurs anonymes, aucun appel d'offres international lancé, définition exacte du tracé inconnue: les incertitudes demeurent nombreuses sur ce projet qui serait un des plus gros chantiers d'infrastructure de la planète.
GUATEMALA
Guatemala: des milliers de manifestants veulent le départ du président
Des milliers de Guatémaltèques ont à nouveau manifesté samedi pour exiger la démission du président Otto Pérez, soupçonné d'être impliqué dans un vaste scandale de fraude et corruption et menacé de perdre son immunité.
«Au nom de la dignité, qu'il démissionne», «Finie la corruption», «Otto, la prison t'attend», disaient certaines des banderoles portées par les protestataires lors de la manifestation, qui s'est déroulée dans le calme.
Selon les organisateurs, la manifestation, convoquée à travers les réseaux sociaux, a réuni plus de 30 000 personnes.
«Je manifeste mon rejet de la corruption. Le gouvernement est rempli de voleurs et le président est responsable, car il n'a pas empêché le vol. Au nom de la dignité, il doit démissionner», a déclaré à l'AFP le sexagénaire Marco Antonio Solares, venu défiler avec le drapeau bleu et blanc du Guatemala.
Ce nouveau rassemblement, qui suit de nombreux autres ces dernières semaines, survient alors qu'une commission parlementaire, formée vendredi, a été chargée d'étudier la levée de l'immunité du président.
La Cour suprême de justice avait décidé mercredi de lancer une procédure à l'encontre du mandataire, demandant au Parlement d'étudier le possible retrait de son immunité.
Elle donnait ainsi son feu vert à la requête formulée par le député de l'opposition Amilcar Pop du parti Winaq, fondé par la militante indigène et prix Nobel de la paix Rigoberta Menchu.
Ce dernier affirme que le président était au courant des activités illicites des hauts fonctionnaires ayant commis des fraudes au détriment du service des douanes et de la Sécurité sociale.
Otto Pérez, qui nie farouchement ces accusations, a répété à plusieurs reprises qu'il ne démissionnerait pas avant la fin de son mandat le 14 janvier 2016, malgré les manifestations exigeant son départ.
La crise gouvernementale a éclaté en avril lors de la mise au jour d'un réseau de corruption et de fraude aux taxes douanières, qui a entraîné la démission de la vice-présidente Roxana Baldetti le 8 mai.
Le président de la banque centrale et celui de la sécurité sociale (IGSS) du Guatemala ont par ailleurs été arrêtés, soupçonnés de fraude dans l'attribution par l'IGSS d'un contrat de 14,5 millions de dollars.
ECUADOR
Menaces de coup d’Etat en Equateur ! La raison : On ne doit pas prendre aux riches !
Menace de coup d’Etat en Equateur !D’aucun dirait : Bien naïf le Président Rafaël CORREA, il ignore qu’on ne peut pas prendre aux riches sous peine de sanctions ? C’est cela la conception de la démocratie de la bourgeoisie ! Déjà la riposte du Peuple sauva le Président UGO CHAVEZ du Venezuela !
Le président socialiste d’Equateur, Rafael Correa, a affirmé samedi "qu’une conspiration (était) en marche" pour le "renverser". "Cela a été une semaine très dure pour le pays (...). Une conspiration est en marche", a déclaré Rafael Corréa lors de son émission hebdomadaire radiotélévisée, cette fois depuis Milan (Italie) dans le cadre de sa tournée européenne.
"Ce sont des gens très violents, ils ont la complicité éhontée des médias", a-t-il poursuivi. "Il ne s’agit pas d’empêcher la loi sur les héritages, il s’agit de renverser le gouvernement", a-t-il poursuivi.
Au cours des cinq derniers jours et aux cris de "Dehors Correa, dehors !", des politiciens, hommes d’affaires et membres des classes moyennes et élevées ont manifesté à Quito, mais aussi à Guayaquil et Cuenca, contre le projet de loi controversé de "redistribution de la richesse".
Le 5 juin, le président Correa, une des figures de la gauche radicale en Amérique latine, a en effet présenté au Parlement une réforme de la fiscalité prévoyant de taxer les héritages supérieurs à 35.400 dollars, l’équivalent de cent salaires de base, abaissant de près de moitié le seuil du montant imposable jusqu’à présent.
Le projet doit être approuvé en juillet par le Parlement, où le parti présidentiel Alianza Pais (AP) détient la majorité.
Pour défendre le gouvernement, des milliers de sympathisants sont également descendus dans la rue, mais aucun incident ni blessé n’a été signalé entre les deux camps.
Si la mesure a soulevé un tollé dans les milieux d’affaires, avec lesquels M. Correa entretient des relations conflictuelles depuis son élection en 2007, son effet devrait toutefois être limité : seuls trois Equatoriens sur 100.000 perçoivent un héritage d’une valeur supérieure à 50.000 dollars, selon des chiffres officiels.
Selon le ministre de la Politique économique, Patricio Rivera, "la loi sur les héritages vise le secteur le plus élevé de la société, les 0,1% plus riches (....), 98% des Equatoriens ne paieront pas un centime".
Face à ces protestations, Rafael Correa a appelé ses partisans à "faire très attention", jugeant que "la situation du pays est assez grave". De nouvelles manifestations sont prévues par l’opposition de droite, ce dimanche.